Les LAUGIER, Vicomtes de NICE






LAUGIER, famille apparue en 1070

Vicomtes de Nice, 1070; et seigneurs de :

Merindol ; 1109 (territoire allant du quartier Pasteur dans Nice à Saint-André-de-la-Roche)

sur la route de

Levens ; 1180

Dosfraires ; 1252 (commune du Broc 06)

Cour­segoules ; XIIIIe s

Revest ; 1271

La Tour-d’Utelle ; 1300

La Turbie ; 1311

Châteauneuf; XIVe s (Châteauneuf-Villevieille 06)

Roquesteron; 1330

La Roquette-sur­Var ; XIVe s

Desferres et Clans ; 1373

Saint-Jean d’Aurelles ; 1431

Toudon ; XVIe s

Bouyon et Bonson ; 1614

La Roquette-sur-Var

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Famille CAISSOTTI

 

CAISSOTTI









 

Seigneur de Mas et Aiglun

Seigneur de Massoins et Tournefort

Comte de Rigaud

Comte de Roubion

Comte de Toudon,avec Ascros et Revest

Seigneur de Santa Vittoria

Comte de Santa Maria

Marquis de Verduno

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« d’or à l’aigle de sable, le vol abaissé, couronnée du champ et chargée en coeur d’un écusson coupé d’argent et de gueules ; au bras armé de fer au naturel, mouvant du flanc senestre, une massue d’argent à la main, en barre, brochant sur la partition »

 

Famille originaire de Tende, qui, dès le XVIème siècle, jouissait d’une grande notoriété et était déjà divisée en plusieurs bran­ches établies à Nice et en Piémont(1).

 

  1. Vincent Caissotti était premier Consul de Nice en 1588 ; celui-ci, avec son frère Barthélemy, avait été investi d’une partie du fief de Mas et d’Aiglun (2), le 29 novembre 1584, par suite d’achat fait aux Malopera. Le même Vincent Caissotti fut capitaine-général de Sospel pendant onze ans (1594-1605) et mourut titulaire de cette charge honorifique. Il avait épousé (1590) Philippe de Grasse de Cabris, fille d’Honoré de Grasse et de Lucrèce de Renaud. Son fils Annibal (+1625) n’eut pas d’héritiers et ses fiefs passèrent à sa soeur Mathilde, épouse de Jean-Ludovic Fabri.

II- L’avocat François Caissotti, préfet de Nice (1603), avec le titre de séna­teur et de conseiller d’État, fut investi des fiefs de Massoins, Tournefort et Rigaud (ce dernier avec le titre de comte), le 29 novembre 1622 ; ces fiefs retournèrent à la Couronne après la révision de 1720. L’avocat Jean-Paul (fils de François), lui aussi préfet de Nice, puis conseiller d’État et enfin sénateur du Sénat de Piémont (1627), épousa Béatrix Badat, héritière du fief de Roubion et fut investi dudit fief, avec le titre de comte, le 25 août 1684. De ses descen­dants nous citerons :

 

– Marcel-François, premier consul de Nice en 1699 ;

– Pierre, premier consul en 1727 ;

– un autre Marcel-François, premier consul en 1737 et héritier du nom et des titres des Galleani, comtes de Toudon, avec Ascros et Revest (1752). Mais il convient surtout de rappeler, dans cette branche, le comte Antoine-François et le comte Agapit.

 

Antoine-François (°1700 +1774) suivit la carrière diplomatique et fut successivement chargé des légations de Francfort, Naples et Madrid. En 1747, se trouvant à Nice, grâce à son courage et à son tact, en se rendant seul comme parlementaire auprès du duc de Belle-Isle, il réussit à sauver sa ville natale du pillage. Il fut ensuite nommé ministre d’État, vice-roi de Sardaigne (1775) et enfin Grand Croix de l’Ordre des Saints Maurice & Lazare.

 

Agapit (°1780 +1852), entré dans la vie publique sous le Premier Empire, fut conseiller municipal de Nice (1807), et fit partie de la députation niçoise qui se rendit à Paris à l’occasion du baptême du Roi de Rome (1812).

Il fut ensuite nommé adjoint au Maire (1812) et, l’année d’après, Maire de Nice, charge qu’il occupa jusqu’à la Restauration. Au retour des Souverains de Savoie, il fut nommé, par le Roi Charles-Félix, gentilhomme de sa chambre et vice-président de la Chambre d’agriculture et commerce de Nice (1825), après avoir été, sous le règne précédent, deux fois 1er Consul de Nice (1818 et 1819). Le Roi Charles-Albert lui décerna le titre de Conseiller d’État extraordinaire (1831), et, quelques années après, le nomma Commandeur de l’Ordre des Saints Maurice & Lazare (1835) et chef du Conseil de la Réforme des Etudes dans le Comté de Nice. Le comte Agapit fut, en outre, membre de la Congrégation de Charité et du Conseil Provincial, qu’il présida dans les Congrès divisionnaires de 1843 et 1845.

 

III. Une branche de la famille Caissotti, qui avait vécu dans l’obscurité jusqu’au XVIIème siècle, devait tout à coup acquérir une enviable notoriété pour s’éteindre ensuite, très rapidement, au courant du siècle dernier. Cette branche reconnaissait comme chef l’avocat Charles Caissotti, qui épousa, vers la fin du XVIIème siècle, Marie-Madeleine Bagnol. Leur fils Charles-Louis (°1694 +1779) après avoir pris son doctorat en droit, se distingua à un tel point dans l’exercice de la profession d’avocat, qu’à l’âge d’à peine 26 ans, il fut nommé substitut du procureur général près la Chambre des Comptes de Turin (1720) (3).

 

Chargé d’un travail relatif au Concordat, que le Piémont était alors en train de négocier avec la Curie romaine, il acquit de ce fait une telle renommée que le Roi Victor-Amédée le nomma procureur général (1723) et ensuite pre­mier président du Sénat de Piémont (1730), peu de jours avant son abdication. Le Roi voulut même que Caissotti fût le compilateur de l’acte écrit par lequel il renonçait au trône. Le président Caissotti avait été investi d’une portion du fief de Santa Vittoria, près d’Asti, le 3 août 1730, et il reçut ensuite le titre de comte de Santa Maria (8 janvier 1734) et de marquis de Verduno (18 juillet 1739) Les mérites qu’il avait acquis sous Victor-Amédée II, par la révision et la réimpression des Constitutions Royales (1729) et par la mise en ordre des Statuts de la nouvelle Université, ne furent pas méconnus par le Roi Charles­Emmanuel III qui conféra à Caissotti le grade de ministre d’Etat (1750), le nommant en outre notaire de la Couronne (1767) et enfin Grand Chancelier (1768) (4).

Son fils unique, le marquis Charles-Joseph-Casimir, mourut sans héritiers en 1799, en laissant son important patrimoine aux deux hôpitaux de la Charité et de Saint-Jean, à Turin.

 

 

Etai personnel actuel de la branche de Roubion.

– Delphine Caissotti, comtesse de Rou­bion, mariée :

1. Avec François, des marquis de Constantin de Châteauneuf

2. Avec M. Rozy.

 

(1) Des Caissotti de Piémont, encore florissants, nous n’avons pas à parler ici, car on ne peut à aucun titre les considérer comme appartenant à la noblesse niçoise.

(2) Les fiefs de Mas et d’Aiglun appartinrent d’abord aux de Grasse, puis aux Malopera, qui les cédèrent aux Caissotti ; ils passèrent à la France par le traité de 1760.

(3) Pendant cette première partie de sa carrière, le substitut Caissotti, à cause de l’exiguité de ses ressources, vivait dans une chambrette, au dernier étage d’une humble maison de la rue Stampatori, à Turin. Il veillait là très tard dans la nuit pour travailler et étudier. On raconte que Victor-Amédée II, qui avait coutume de se promener la nuit par la ville, sous un costume d’emprunt, avait à plusieurs reprises remarqué cette lumière brûlant fort tard dans la nuit ; et un soir, comme il se trouvait avec le comte Tana, il voulut savoir quel était le veilleur obstiné de cette modeste chambre. C’est ainsi que le Roi, sous un prétexte quelconque, se présenta dans la maison du jeune substitut du procureur général et eut occasion d’en connaître le tempérament exceptionnel de travailleur et d’homme d’étude, d’où lui vint plus tard la fortune.

(4) Carutti (Storia del Regtto di Carlo Entattuele 111, vol. 11, pag. 39) décrit de la façon suivante les qualités du président Caissotti :

« Il avait un esprit net, une conception prompte, une mémoire fidèle et une facilité merveilleuse de s’assimiler les idées des autres, en le recouvrant d’un vernis qui lui était propre ; non qu’il étudiât beaucoup, mais il avait une connaissance très vaste des lois. On lui reconnais­sait une certaine versatilité dans l’esprit et aussi une courtisanerie excessive, unie à un grand orgueil d’homme nouveau, désireux de faire oublier l’humilité de son origine ; il fut, en somme, plutôt savant en droit que véritable jurisconsulte ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MARTINI de CHATEAUNEUF

MARTINI de CHATEAUNEUF

Coupé : dans le premier d’azur à l’agneau d’argent passant, surmonté par une étoile d’or; dans le second, de sinople à deux rosiers d’or nourris sur un gazon du même en pointe. »

DEV. – a Deus videt ».

Seigneur de Châteauneuf

Seigneur de Puget et de Figanières

Seigneur de Châteauneuf

Comte de Pigna

Seigneur de Dosfraires

Famille d’origine toscane, dit-on, établie à Nice et dans diverses localités du Comté au XV- siècle.

Raphaël Martini était, en 1438, aubergiste à Nice; en 1446, il fut élevé à la charge de second consul et enfin, le 14 juin 1447, il recevait des patentes de noblesse du duc de Savoie. Le même Martini acquit une partie du fief de Châteauneuf, le 17 mars 1456 ; n’ayant pas eu d’enfants, il choisit comme héritier, Ludovic Martini, fils de François (frère du susnommé Raphaël) et de Yolande du Puget. Ludovic avait hérité en 1461 de son oncle maternel, Guillaume du Puget, dont il prit les armes et le titre . Il épousa une demoiselle Marguerite de Villeneuve-Trans et s’établit en Provence, où en 1533, il est qualifié seigneur de Figanières. Entre 1465 et 1495, il vendit tous ses fiefs et biens situés dans le Comté de Nice. L’histoire de sa descendance devient dès lors étrangère à la noblesse niçoise, d’autant plus qu’il changea même le nom de Martini pour prendre celui de « du Puget ».

D’autres Martini, établis d’abord à Utelle et connus dés 1503 par un Antoine Martini, devinrent propriétaires d’une autre partie du fief de Châteauneuf en la personne de Jacques Martini, neveu d’Antoine. Jacques avait épousé Françoise de Belmondi de Castelnuovo et acquit de son beau-frère Jacques de Belmondi une nouvelle portion de ce même fief dont il reçut l’investiture régulière le 25 février 1587. André, son frère, fut délégué apostolique à Rome et obtint le titre personnel de patricien romain par lettres patentes du 27 mai 1576.

Jacques Martini eut plusieurs fils, parmi lesquels Ludovic, ou Louis (+ 1621) jurisconsulte habile, protonotaire apostolique, choisi par les rois Henri IV de France et Philippe II d’Espagne pour rédiger leurs actes de mariage respectifs et qui fut enfin (1611) évêque d’Aoste. Des frères de Ludovic : Alexandre, Jean André et Pierre, ont pris naissance trois branches distinctes de cette famille.

a) Alexandre épousa Lucrèce Roccamaura, des seigneurs de Châteauneuf: son fils André se maria avec Marguerite Marchesan, des barons de Coaraze. De ce mariage naquit Charles-Honoré qui, marié à son tour avec Marie Lascaris de Vintimille, en eut un fils, Camille, qui épousa Lucrèce-Marie Rossi di Castelnuovo. Le fils de ce dernier, Jean-Baptiste, eut, de son union avec Camille Bonfiglio de la Roquette, plusieurs fils qui sont : Victor-Amédée, abbé ; Barthélemy, major au château de Villefranche ; Jean-Jérôme, de qui descendit l’avocat Charles-Anselme (+ 1822), sénateur du Sénat Royal de Nice(1), et Pierre.

Du mariage de ce dernier avec Rose Saissi de Châteauneuf naquirent divers fils, parmi lesquels nous mentionnerons Joseph (° 1764 – +1844), qui après avoir parcouru la carrière des armes dans l’infanterie sarde, fut, avec le grade de colonel, commandant de la ville d’Ivrée (1830) puis commandant de la place de Villefranche (1835) et fut enfin promu major-général et mis à la retraite avec le grade de lieutenant général. Il eut comme fils : 1° Alexandre, major d’infanterie dans l’Armée royale sarde, chevalier des Saints Maurice et Lazare, décoré d’une médaille d’argent à la valeur militaire, pour s’être distingué dans le combat de Volta (1848) ;

2° Candide, capitaine d’infanterie dans l’Armée royale sarde;

3° Xavier (° 1813 – +1889). Ce dernier, muni du diplôme de docteur en droit, fut d’abord substitut avocat fiscal près la préfecture d’Oreille, puis substitut avocat fiscal général à Nice (1857) et enfin conseiller de première classe et président de section à la cour d’appel de Bologne. Il était commandeurde l’ordre des Saints Maurice et Lazare et de la Couronne d’Italie. De son mariage avec Antoinette Suaut naquirent:

1- Joseph (°1840 – +1866), officier des bersagliers dans l’Armée royale italienne, mort à la bataille de Custozza, au moment où, à la tête de son peloton, il s’élançait hardiment à la conquête d’un drapeau ennemi: il eut pour ce beau fait d’armes la médaille. d’argent à la valeur militaire;

2- Charles (+ 1911), docteur ès-sciences naturelles, fut volontaire au 10ème régiment garibaldien en 1866, puis, sous le général Acerbi, dans la campagne de l’Agro Romano (1867).

b) Jean-André, autre fils de Jacques Martini, fut colonel et commandant de la place de Nice (1631). Il avait épousé (1614) Lucrèce Orsiero, des seigneurs de Gilette : ses fils suivirent eux aussi la carrière des armes. Camille fut gouverneur de Verrua et général aide de camp du duc de Savoie;

Alexandre fut gouverneur du Château de Saint-Hospice, et de son mariage avec Antonia de Moretta naquit Jean-André (° 1681 – + 1738) qui fut colonel du régiment de Marine, puis général et mourut sans enfant.

  1. Enfin, Pierre (le dernier des fils de Jacques Martini qui aient eu une descendance) eut de son mariage avec Madeleine de Fabry divers fils, savoir:

    1- Jean-François, chef de la lignée à laquelle appartient Claude-César Martini (déjà investi du fief de Dosfraires), qui reçut, le 7 juin 1788, l’investiture de Pigna avec le titre de comte. Son fils, le comte César-Célestin, n’ayant pas d’héritier, obtint de pouvoir transmettre le titre de comte de Pigna au lieutenant Michel Berra (patentes royales du 19 décembre 1827) ;

    2- Jean-Ludovic, qui de son mariage avec Perinette de Vento eut un fils, Lucas, capitaine des galères d’Espagne. De l’union de Lucas (1614) avec Camille Rostagni naquirent :

    a) Antoine, colonel des gardes wallonnes, qui devint la souche d’une branche de la famille établie en Espagne, où elle eut le titre de grand d’Espagne;

    b) Camille, lequel, après avoir servi dans l’armée française, s’établit à Monaco et fut (1671) commandant en chef des milices de la Principauté. Son fils Lucas-Antoine fut auditeur général et viguier du prince de Monaco (1693): il épousa Catherine Mazzena et c’est de lui que descendent les Martini de Châteauneuf, établis à Menton.


    Blason extrait de

    BLASONARIO SUBALPINO http://xoomer.virgilio.it/blasonpiemon/Pagina6.html



Famille de BLACAS

de BLACAS

« d’argent à la comète de gueules à seize rais »

« d’argent à la comète de gueules posée en pal »

Seigneurs de CARROS

Seigneurs d’EZE(1350)

Seigneurs de CHATEAUNEUF (1425)


Cette famille se fait connaître à Nice en 1301 par un Pons, qui se trouve parmi les délégués niçois envoyés auprès du sénéchal de Provence pour défendre les intérêts de la ville. Laugier Blacas, seigneur de Carros, est vicaire de Nice en 1331 Raymond, premier consul de Nice en 1341 et en 1360, seigneur d’Eze en 1350; Ermelline est en 1397, mère abbesse du monastère de Saint-Etienne de Cortine.

En 1405 Pierre est un des syndics de Nice ; Raymond est premier consul en 1420. Pierre en 1425 prend possession d’une partie du fief de Châteauneuf, que ses enfants Jean-François, Antoine, Jeanne et Pierrette, vendirent le 4 octobre 1470 à la famille piémontaise Biglioni.

Voir au sujet de la branche des BLACAS d’AUPS le site très documenté de Gilles DUBOIS :

http://gillesdubois.blogspot.com/2005/10/nobiliaire-de-provence-blacas-carros.html

Famille CAISSOTTI

CAISSOTTI


« d’or à l’aigle de sable, le vol abaissé, couronnée du champ et chargée en coeur d’un écusson coupé d’argent et de gueules ; au bras armé de fer au naturel, mouvant du flanc senestre, une massue d’argent à la main, en barre, brochant sur la partition »

 

Seigneur de Mas et Aiglun

Seigneur de Massoins et Tournefort

Comte de Rigaud

Comte de Roubion

Comte de Toudon,avec Ascros et Revest

Seigneur de Santa Vittoria

Comte de Santa Maria

Marquis de Verduno

Famille originaire de Tende, qui, dès le XVIème siècle, jouissait d’une grande notoriété et était déjà divisée en plusieurs bran­ches établies à Nice et en Piémont(1).


  1. Vincent Caissotti était premier Consul de Nice en 1588 ; celui-ci, avec son frère Barthélemy, avait été investi d’une partie du fief de Mas et d’Aiglun (2), le 29 novembre 1584, par suite d’achat fait aux Malopera. Le même Vincent Caissotti fut capitaine-général de Sospel pendant onze ans (1594-1605) et mourut titulaire de cette charge honorifique. Il avait épousé (1590) Philippe de Grasse de Cabris, fille d’Honoré de Grasse et de Lucrèce de Renaud. Son fils Annibal (+1625) n’eut pas d’héritiers et ses fiefs passèrent à sa soeur Mathilde, épouse de Jean-Ludovic Fabri.

II- L’avocat François Caissotti, préfet de Nice (1603), avec le titre de séna­teur et de conseiller d’État, fut investi des fiefs de Massoins, Tournefort et Rigaud (ce dernier avec le titre de comte), le 29 novembre 1622 ; ces fiefs retournèrent à la Couronne après la révision de 1720. L’avocat Jean-Paul (fils de François), lui aussi préfet de Nice, puis conseiller d’État et enfin sénateur du Sénat de Piémont (1627), épousa Béatrix Badat, héritière du fief de Roubion et fut investi dudit fief, avec le titre de comte, le 25 août 1684. De ses descen­dants nous citerons :


– Marcel-François, premier consul de Nice en 1699 ;

– Pierre, premier consul en 1727 ;

– un autre Marcel-François, premier consul en 1737 et héritier du nom et des titres des Galleani, comtes de Toudon, avec Ascros et Revest (1752). Mais il convient surtout de rappeler, dans cette branche, le comte Antoine-François et le comte Agapit.


Antoine-François (°1700 +1774) suivit la carrière diplomatique et fut successivement chargé des légations de Francfort, Naples et Madrid. En 1747, se trouvant à Nice, grâce à son courage et à son tact, en se rendant seul comme parlementaire auprès du duc de Belle-Isle, il réussit à sauver sa ville natale du pillage. Il fut ensuite nommé ministre d’État, vice-roi de Sardaigne (1775) et enfin Grand Croix de l’Ordre des Saints Maurice & Lazare.


Agapit (°1780 +1852), entré dans la vie publique sous le Premier Empire, fut conseiller municipal de Nice (1807), et fit partie de la députation niçoise qui se rendit à Paris à l’occasion du baptême du Roi de Rome (1812).

Il fut ensuite nommé adjoint au Maire (1812) et, l’année d’après, Maire de Nice, charge qu’il occupa jusqu’à la Restauration. Au retour des Souverains de Savoie, il fut nommé, par le Roi Charles-Félix, gentilhomme de sa chambre et vice-président de la Chambre d’agriculture et commerce de Nice (1825), après avoir été, sous le règne précédent, deux fois 1er Consul de Nice (1818 et 1819). Le Roi Charles-Albert lui décerna le titre de Conseiller d’État extraordinaire (1831), et, quelques années après, le nomma Commandeur de l’Ordre des Saints Maurice & Lazare (1835) et chef du Conseil de la Réforme des Etudes dans le Comté de Nice. Le comte Agapit fut, en outre, membre de la Congrégation de Charité et du Conseil Provincial, qu’il présida dans les Congrès divisionnaires de 1843 et 1845.


III. Une branche de la famille Caissotti, qui avait vécu dans l’obscurité jusqu’au XVIIème siècle, devait tout à coup acquérir une enviable notoriété pour s’éteindre ensuite, très rapidement, au courant du siècle dernier. Cette branche reconnaissait comme chef l’avocat Charles Caissotti, qui épousa, vers la fin du XVIIème siècle, Marie-Madeleine Bagnol. Leur fils Charles-Louis (°1694 +1779) après avoir pris son doctorat en droit, se distingua à un tel point dans l’exercice de la profession d’avocat, qu’à l’âge d’à peine 26 ans, il fut nommé substitut du procureur général près la Chambre des Comptes de Turin (1720) (3).


Chargé d’un travail relatif au Concordat, que le Piémont était alors en train de négocier avec la Curie romaine, il acquit de ce fait une telle renommée que le Roi Victor-Amédée le nomma procureur général (1723) et ensuite pre­mier président du Sénat de Piémont (1730), peu de jours avant son abdication. Le Roi voulut même que Caissotti fût le compilateur de l’acte écrit par lequel il renonçait au trône. Le président Caissotti avait été investi d’une portion du fief de Santa Vittoria, près d’Asti, le 3 août 1730, et il reçut ensuite le titre de comte de Santa Maria (8 janvier 1734) et de marquis de Verduno (18 juillet 1739) Les mérites qu’il avait acquis sous Victor-Amédée II, par la révision et la réimpression des Constitutions Royales (1729) et par la mise en ordre des Statuts de la nouvelle Université, ne furent pas méconnus par le Roi Charles­Emmanuel III qui conféra à Caissotti le grade de ministre d’Etat (1750), le nommant en outre notaire de la Couronne (1767) et enfin Grand Chancelier (1768) (4).

Son fils unique, le marquis Charles-Joseph-Casimir, mourut sans héritiers en 1799, en laissant son important patrimoine aux deux hôpitaux de la Charité et de Saint-Jean, à Turin.



Etai personnel actuel de la branche de Roubion.

– Delphine Caissotti, comtesse de Rou­bion,

1. Avec François, des marquis de Constantin de Châteauneuf

Marié avec sa cousine germaine, Delphine Caissotti de Roubion, née en 1840, fille du comte Agapit et de Paolina Ricci d’Andon ; celle-ci se remaria avec Léonard Rozy, et est décédée, en 1922, à Annot (Alpes de Haute-Provence) ; elle était la dernière représentante de cette illustre famille.


(1) Des Caissotti de Piémont, encore florissants, nous n’avons pas à parler ici, car on ne peut à aucun titre les considérer comme appartenant à la noblesse niçoise.

(2) Les fiefs de Mas et d’Aiglun appartinrent d’abord aux de Grasse, puis aux Malopera, qui les cédèrent aux Caissotti ; ils passèrent à la France par le traité de 1760.

(3) Pendant cette première partie de sa carrière, le substitut Caissotti, à cause de l’exiguité de ses ressources, vivait dans une chambrette, au dernier étage d’une humble maison de la rue Stampatori, à Turin. Il veillait là très tard dans la nuit pour travailler et étudier. On raconte que Victor-Amédée II, qui avait coutume de se promener la nuit par la ville, sous un costume d’emprunt, avait à plusieurs reprises remarqué cette lumière brûlant fort tard dans la nuit ; et un soir, comme il se trouvait avec le comte Tana, il voulut savoir quel était le veilleur obstiné de cette modeste chambre. C’est ainsi que le Roi, sous un prétexte quelconque, se présenta dans la maison du jeune substitut du procureur général et eut occasion d’en connaître le tempérament exceptionnel de travailleur et d’homme d’étude, d’où lui vint plus tard la fortune.

(4) Carutti (Storia del Regtto di Carlo Entattuele 111, vol. 11, pag. 39) décrit de la façon suivante les qualités du président Caissotti :

« Il avait un esprit net, une conception prompte, une mémoire fidèle et une facilité merveilleuse de s’assimiler les idées des autres, en le recouvrant d’un vernis qui lui était propre ; non qu’il étudiât beaucoup, mais il avait une connaissance très vaste des lois. On lui reconnais­sait une certaine versatilité dans l’esprit et aussi une courtisanerie excessive, unie à un grand orgueil d’homme nouveau, désireux de faire oublier l’humilité de son origine ; il fut, en somme, plutôt savant en droit que véritable jurisconsulte ».


Source: J. de ORESTIS DI CASTELNUOVO, « La Noblesse niçoise »,LAFFITTE REPRINTS,1912











 

 

ALZIARY de MALAUSSENA

ALZIARY de MALAUSSENA


Comte de Malaussena

« de gueules à la tour d’or, surmontée d’une aigle couronnée de sable ».

Famille originaire de Roquesteron.

Claude Alziary, notaire, fut père de Jean (+1734), investi du fief de Malaussena(1) avec le titre de comte, le 26 octobre 1723. Depuis lors, cette famille a donné au pays une pléiade de soldats valeureux, dont la série s’ouvre par les frères Louis, lieutenant-colonel d’infanterie et Jean-François (+ 1783), capitaine du régiment de Nice et s’affirme avec les fils de ce dernier (2), c’est-à-dire :

1- Le comte Joseph qui, en qualité de capitaine du génie, prend une part active aux campagnes des Alpes (1792-1796), et, après la Restauration, reprend du service dans le corps du génie et y atteint le grade de lieutenant-général (1838), après avoir été nommé membre du Conseil du génie (1828) et conseiller d’Etat ordinaire (1831) : il fut le seul de sa génération à avoir une descendance.

2- François, qui en qualité de lieutenant du génie a combattu avec son frère dans les Alpes, et, capitaine du corps du génie après la Restauration (3), a atteint ensuite le grade de colonel ;

3- Les frères du précédent, Louis, Célestin et Désiré, tous trois capitaines dans l’armée royale sarde.

Des fils du général comte Joseph (4) :

1- Clément (+1841), fut capitaine dans la brigade Piémont (1836) et chevalier des Saints Maurice & Lazare. ;

2- Jean-Albert (+1849) atteignit dans la Marine Royale Sarde le grade de capitaine de frégate et fut décoré des croix de chevalier des Saints Maurice & Lazare et de St-Stanislas de Russie.

Parmi les fils du comte Clément, méritent enfin d’être signalés:

1- Gustave (°1833-+1866), officier dans la Marine Royale Sarde et puis dans celle du nouveau Royaume d’Italie. Etant lieutenant de vaisseau, il obtint la médaille d’argent à la valeur militaire dans la campagne de 1860-61 ; il fut pendant plusieurs années, officier d’ordonnance de S.A.R. le duc de Montferrat et décoré des croix de chevalier des Saints Maurice & Lazare;

du Médjédié Ottoman et d’Officier du Nicham­Iftikar de Tunisie. Promu à 33 ans, capitaine de frégate, il eut pendant la guerre de 1866, le commandement en second du navire amiral Re d’Italia, sur lequel il mourut, à Lissa, en combattant courageusement, méritant ainsi une seconde médaille d’argent à la valeur militaire (5)

2- François (°1838 +1905), Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur de plusieurs Ordre étrangers, conseiller de Préfecture en France, puis, pendant de longues années, Maire de Nice : il fut le premier Maire de Nice « annexée » à la France ; il a, en outre, bien mérité de sa ville natale par les legs importants qu’il a institués en mourant en faveur de plusieurs oeuvres de bienfaisance.

(1)Le fief de Malaussena, dans la vallée de Massoins, a été, depuis le XVe siècle, la propriété des Grimaldi puis, au commencement du XVlIe siècle, il est passé aux Badat et en 1722 il a été réuni à la Couronne sarde, de laquelle les Alziary l’ont acquis.

(2) Il avait épousé Anne , des Comtes Corporandi d’Auvare, fille du préfet André Corporandi et d’une d’Amici de Verraillon.

Comme capitaine du génie, il représenta le gouvernement sarde à la délimitation de la frontière du Var, entre la France et la Sardaigne (1814).

(4) Il avait épousé: Appollonie Corvesi des comtes de Gorbio.

(5) En souvenir de sa mort glorieuse on avait donné le nom de Malaussena à un petit navire de la marine royale italienne, navire qui, à cause de sa vétusté, a été rayé des rôles il y a à peine cinq ou six ans. (1906)

Etat personnel actuel. (1912)

– François (6) Alziary comte de Malaussena, sous-chef de l’Exploi­tation des Chemins de fer Algériens de l’Etat, réseau Est-Algérien. A épousé Marie, des comtes Massimino Ceva di San Michele,

Fils : Comte Albert, ingénieur des Arts et Manufactures, époux de Jeanne Aillaud de Brisis.

Fils: 1- Paule.

2- Jean.

3- Marie-Madeleine.

Cousine : Delphine, fille de feu le comte Clément et de feue la comtesse Fortunée Rossi­ Tonduti de Peillon, veuve du baron Adolphe Durante.

(6) Fils du capitaine de frégate Jean-Albert et de Pauline des barons Héraud de Châteauneuf)

Source: J. de ORESTIS DI CATELNUOVO, « La Noblesse niçoise », LAFFITTE REPRINTS (1912)

GARIN de COCCONATO

GARIN de COCCONATO

Comte de Cocconato


« écartelé: au I et au IV,de gueules au chevron d’or, accompagné en chef par deux étoiles d’argent et en pointe par une rose du même, tigée et feuillée de sinople qui est GARIN et au II & au III, d’or au figuier arraché de sinople au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent qui est FIGHIERA »


Famille connue dès le XVIIème siècle par un capi­taine Pierre Garin (1636). Cette famille se signala dans les études juridiques et dans la magistrature, et, en dernier lieu, aussi dans les armes. Des descendants de Pierre Garin, rappelons : Barthelemy, avocat (1654) ; Ludovic, avocat lui aussi (1687) ; Charles, docteur en droit, qui fut premier Consul de Nice en 1752 et obtint le 27 mars 1775 l’inféodation avec le titre de comte d’une portion du fief de Cocconato (1). Raymond, neveu du précédent, fit partie du premier Conseil communal formé après la Restauration, et fut par trois fois (en 1815, 1821 et 1822) premier Consul de Nice. Son frère, Honoré, docteur en droit, suivit la carrière de la magistrature et remplit pendant plusieurs années la charge de juge du Consulat de la mer à Nice.

Des fils de Raymond (2), nous rappellerons :

 

1- Urbain, (° 25 Mai 1813 + 6 Septembre 1877 à Lucca, Italie) qui fut pendant plusieurs années conseiller municipal de Nice .(Voir à son sujet l’article très documenté de M. Jean Paul POTRON ici:)

http://peintres.nicehistorique.org/pge/pge_biographie.php?rubrique=biographies&id=8

 

2- Albert-Théophile (°1826 +1881), la plus grande illustration de la famille.

Celui-ci, entré â l’âge de 11 ans à peine à la Royale Académie Militaire de Turin, en sortit sous-lieutenant (1845) dans la brigade des grenadiers gardes. Il fit la campagne de 1848 ; promu lieutenant, il prit part à la campagne de 1849, et, après la guerre, fut nommé capitaine. Avec le 2ème régiment de grenadiers, il fit la campagne de 1859 et, à la bataille de San Martino, fut grièvement blessé et mérita une médaille d’argent à la valeur militaire. Promu major, il conquit à la tête d’un bataillon du 2ème grenadiers, une seconde médaille d’argent à la prise de Perugia (186o) et la croix de Chevalier de l’Ordre Militaire de Savoie au combat de Mola di Gaeta (186o). Nommé lieutenant-colonel, il fut pendant quelque temps à la disposition du Grand Commandement général, dans la lutte pour la répression du brigandage.

Il eut ensuite le commandement du 19ème régiment d’infanterie et, peu de mois après, âgé à peine de 37 ans, il fut nommé colonel. Pendant la campagne de 1866, Garin se trouva avec son régiment à la bataille de Custoza ; et pour s’être signalé à l’attaque de Santa Lucia del Tione, il fut décoré de la croix d’Officier de l’Ordre Militaire de Savoie. A la prise de Rome (1870), Garin, toujours à la tête du 19ème régiment, mérita une très haute distinction militaire : la croix de Commandeur de l’Ordre Militaire de Savoie. En 1872, Albert Garin fut promu major général et, au printemps de 1881, il fut affecté au commandement de la division de Bari, qu’il conserva, lorsque, cinq mois après, il fut nommé lieute­nant-général. Outre les décorations à la valeur militaire dont nous avons déjà parlé, le général Garin était décoré de la médaille française commémorative de la campagne de 1859, de la médaille commémorative pour les campagnes de l’Indé­pendance Italienne et des croix de Commandeur des Saints Maurice & Lazare et de Grand Officier de la Couronne Italienne.

Le fils du comte Urbain fut le comte Raymond-Edwin (+1898). Lui aussi, comme son oncle, fut officier dans les grenadiers de l’Armée royale italienne, blessé grièvement à Custozza (1866) (1) et décoré à cette occasion de la médaille d’argent à la valeur militaire. Retiré du service, il fut pendant de longues années syndic de Caraglio (3), en Piémont, et membre très actif et très bien­faisant de diverses oeuvres pies à Nice. Sa veuve, la comtesse Clémentine Garin, née Righini di Sant’Albino, continue maintenant à ces oeuvres sa protection éclairée et sa bienfaisante munificence.

Honoré Garin, docteur en droit, plus haut nommé, a eu pour descendants :

  1. Charles Félix, avocat, qui suivit la carrière de la magistrature et remplit succes­sivement les emplois d’adjoint à la préfecture de Nice, de juge au tribunal de première instance d’Oneille ; puis, jusqu’à l’annexion, de juge au tribunal pro­vincial de Nice.

  2. Wenceslas, avocat lui aussi, fut pendant plusieurs années et jusqu’à l’annexion, conseiller de préfecture à Nice et décoré de la Croix des Saints Maurice & Lazare. Parmi les fils du chevalier. Charles-Félix (3), rappelons enfin le chevalier Eugène Garin de Cocconato, actuellement (1912) vivant et consul du Portugal à Nice.

 

Etat personnel actuel : Edouard-Urbain-Henri Garin comte de Cocconato, a épousé Félicité del Balzo, des ducs de Presenzano.

Frère et soeur :

1. Raymond.

2. Mary.

Mère: Georgine ANKETELL-JONES, Vve Frédéric GARIN de COCCONATO

Tante: Clémentine RIGHINI des Comtes de SANT’ALBINO, Vve Raymond-Edwin GARIN de COCCONATO

Cousins(1): 1- Rodolphe x Rosalie de SALINO (Comtes)

2- Eugène x Léonie SPITALIERI de CESSOLE (Comtes)

Filles: 1- Henriette x Comte Raoul de CHEVRON de VILLETTE

2- Germaine


(1) Dans cette branche s’est éteinte la famille FIGHIERA , baron de CHATEAUNEUF

(Armes en début d’article)

 

(1) Le projectile dont fut frappé le comte Raymond Garin n’a jamais pu être extrait dé la blessure, ce qui causa à la santé de l’excellent homme de sérieux dommages et finit par être cause de sa mort.

(2) A Caraglio, le comte Garin possédait (et c’est sa veuve qui la possède maintenant) une belle propriété avec une splendide maison de campagne.

(3) Il avait épousé la demoiselle Henriette Verani-Masin, des barons de Châteauneuf.


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(1) Cocconato, dans la province d’Alexandrie (Piémont), fief démembré entre une cinquantaine de familles piémontaises. Les Garin furent les seuls Niçois qui eurent l’investiture d’une portion de ce fief.

(2) Il avait épousé Joséphine Brignone, des comtes di Costigliole (°1790 +1844), d’une famille piémontaise maintenant éteinte.

Source: J. de ORESTIS DI CASTELNUOVO, « La Noblsse niçoise », LAFFITTE REPRINTS,1912