Archive for juin 2008

Famille d’EZE


« d’argent au lion de gueules, à la bande d’azur brochant sur le tout, chargée en chef d’une fleur de lys d’or »

Au XIème siècle, le fief d’EZE a probablement appartenu à la famille seigneuriale de NICE c’est-à-dire Laugier de NICE et Odile de PROVENCE (Voir ci-après comment) Au XIIIème siècle apparaissent les premiers seigneurs:

  • la famille « d’EZE » (ou YSIA) co-seigneur en partie de La Turbie et Berre et Monaco
  • les RICHIERI, famille consulaire de NICE.

En 1229, les seigneurs d’EZE et RICHIERI d’EZE, vassaux du Comte de PROVENCE s’étant tournés vers la République de Gênes, la punition de cette trahison ne se fit pas attendre: ils furent tous bannis et leurs fiefs intégrés à la Couronne de PROVENCE. Ils vont se repentir en 1271 et feront partie des 112 chefs de maisons qui prêteront hommage au Comte de PROVENCE Charles I d’ANJOU. Il semble qu’en 1282 les seigneurs n’avaient toujours pas récupéré leur fief. Entre 1271 et la fin du XIIIème siècle, les d’EZE ont abandonné leurs droits car seuls subsistent les RICHIERI et les BADAT. Les EZE dont on ne reparle plus dans ce qui n’est pas encore le Comté de Nice, émigrent en PROVENCE où ils fondent une famille d’YSIA une des plus considérables de PROVENCE qui fut comblée d’honneurs et de biens. En 1246, les d’EZE vendent leurs droits aux RICHIERI ,riche famille niçoise, qui deviennent seuls possesseurs du fief. A la fin du XIIIème siècle, une fille RICHIERI se marie avec un BADAT de NICE et lui apporte une portion du fief. Cette part échoit en 1348 à Guigues de GRASSE lequel la revend trois années plus tard aux BLACAS de CARROS. Ainsi fin du XIVème siècle le fief est detenu par les RICHIERI (2/3) et les BLACAS (1/3). Au même moment, deux frères, Jean et Louis GRIMALDI de BEUIL, possédaient à EZE divers biens féodaux. En Septembre 1414, les seigneurs Bertrand RICHIERI, Raymond et Antoine de BLACAS sont obligés de vendre leur juridiction aux habitants contre une rente annuelle de 68 florins d’or. En 1591, le Duc Charles Emmanuel de SAVOIE inféode EZE à Antoine VALPERGA puis érige le fief en Comté en sa faveur en 1594. En 1611, celui-ci vend le fief au Comte César CORTINA de SAN MARTINO (article sur cette famille http://chroniqueprovencale.blogspot.com/2008/11/ecartel-aux-i-et-iv-dazur-neuf-losanges.html) pour 11 308 écus d’or soit environ 80 000 livres. Ses descendants resteront Comtes d’EZE jusqu’en 1792. A cette date, les biens sont vendus à la commune. A la restauration de la Maison de SAVOIE (1814), les bandites reviendront à Augustin LASCARIS petit-fils et héritier de la dernière Comtesse Marie Françoise Elisabeth lequel les revendra en 1824 pour 55 000 Lires à la commune d’EZE (qui englobait encore à cette époque la commune aujourd’hui connue sous le nom de La Trinité).

NB: Bandite= du latin « bannum » =bans=en provençal bandita ou bandida cad « réservé ».
Pâturage réservé à des ayants-droit déterminés sur une étendue de terrain délimitée soit
à la commune soit à des particuliers auxquels il a été aliéné et qu’on appelle dans le pays:
bandiotes. Pâturages d’hiver.

Appel à propos du blason:
Un bloc de marbre a été retrouvé dans les ruines du village médieval de Châteauneuf (06) -voir photo- sur lequel est gravé le blason mais sans la fleur de lys.
Mon hypothèse est que la famille « provençale » d’Ysia pour bien affirmer sa fidélité retrouvée au Comte de Provence a –par la suite– rajouté cette fleur de lys qui ne figurait pas à l’origine. Si un lecteur a une autre explication, je suis preneur et l’en remercie.

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COMMENT LES EZE SONT ISSUS DE LA FAMILLE DE NICE.

  • Laugier de NICE x Odile de PROVENCE eurent un fils prénommé Juvenis Rostaing( !1047- !1067) d’où :
    • Laugier Rostaing de NICE ép Calamite N… d’où l’auteur de la tige qui nous occupe:
      • Rostaing
      • Guillaume ép Belient N… dont:
        • Guillaume
        • Raimond + avant 1151

Belient et son fils Guillaume semblent posséder des droits sur EZE et LAGHET. Guillaume est connu en 1154 et 1157 sous le nom de Guillaume d’EZE et fonde la tige de cette famille. Il aura deux fils :

  • Isnard
  • Rostaing le cadet sera consul de NICE en 1210; Il épouse N… de VINTIMILLE d’où :
    • Feraud d’EZE
    • Guillaume d’EZE
    • Bertrand d’EZE qui est également co-seigneur de La Turbie et seigneur de LA GAUDE.

L’ETABLISSEMENT EN PROVENCE.

Après avoir accompagné Charles d’Anjou, Comte de Provence, à la conquête du Royaume de Naples, les deux frères Rostaing et Feraud d’EZE revinrent dans leurs terres et le premier eut pour fils:
I Isnard de Ysia, seigneur du Puget qui eut:
II Guillaume, seigneur du Puget père de
III Louis, seigneur du Puget qui eut à son tour:
IV Jean I, secrétaire du Roy René x Batrone de Ysia sa cousine de laquelle il eut
V Jean II x Marguerite de CUERS 5/5/1403 fa de Bertrand et Douce PARETE et
VI Crapace, seigneur des iles d’IF x Lunete de BONIFACE fa de Jean, seigneur de La Mole et Batrone de FOS le 6/6/1423 dont il eut:
VII Jacques x Françoise de VIVAUD
VIII Isnard x Marthe AMEDEE fa Guillaume et Catherine CARDETTE d’où:
IX Alonce, seigneur d’Astoin et Vaumeilh x Perone d’ANCELLE fa d’Antoine. Ce fils s’établit en Dauphiné où sa postérité est connue sous les noms de SALEON et ROSANS.
X Jacques II, chanoine de la Cathédrale de Marseille
XI Louis
XII Jean III
XIII Bertrand II
XIV Urbanie
XV Honoré I premier consul de Marseille en 1489.
XVI Thomas, fils aîné, a fait la branche de Provence. Il épouse Pierrette de MONTOLIEU fa de Montolieu et Marguerite de PAULE selon contrat du 7/9/1508 dont:
XVII Pierre, mort Lieutenant-Colonel au Régiment de Foix et
XVIII Jean VI x Marthe de GARDANNE fa d’Antoine et Marthe ANSARD le 4/6/1533 d’où:
XIX Antoine x Marguerite de CHABAUD fa de Paul, seigneur d’ASPREMONT 17/10/1570 d’où:
XX Barnabé (branche éteinte)
XXI Jacques x Louise de JUSBERT qui lui donna:
XXII Joseph
XXIII Jacques
XXIV Christine x le sieur LE ROUX
XXV Gasparde
XXVI François x Marie de MEYRONET fa de Jean et Jeanne de MATHIEU 15/6/1639 de laquelle il eut:
XXVII Anne
XXVIII Françoise x Charles de CAROUDELET, baron de TALAN
XXIX Joseph Jean Baptiste x Anne de COURT dont:
XXX Joseph Rostain (S.P)
XXXI Marie x le sieur de CLAPIERS
XXXII Paul, prêtre
XXXIII Marc Antoine
XXXIV Paul, fils puîné de François et Marie de MEYRONET x Françoise d’AUGERY de SAINT LEGER fa d’Antoine et Marquise de GIGAUT le 24/2/1691 à AIX d’où plusieurs enfants morts jeunes et Joseph Simon encore vivant en 1759.

[Source: ARTEFEUIL: « Histoire Héroïque & Universelle de la noblesse de Provence », Avignon, 1759]

de LUCINGE de CHATEAUNEUF

« bandé d’argent et de gueules »

Nous trouvons, au 14 août 1694, le décès d’Anna de Lusinge « des seigneurs du présent lieu de Châteauneuf». Au baptême du 19 mai 1705, de Claire-Marie Mari, les parrains, -les Illustrissimes sei­gneurs Octave et Demoiselle Marie-Anne, frère et soeur de Lusinge, sont qualifiés « seigneurs de ce lieu » ; de même, au baptême du 15 novembre 1705. Pierre de Lusinge, des marquis d’Arenthon, en Savoie, épousa Claire-Marie Roccamaura de Châteauneuf, dont il eut Charles­ Victor de Lusinge, lequel hérita, le 16 janvier 1773, de sa mère, d’une portion du fief de Châteauneuf. Cette portion fut ensuite vendue, 8 février 1791, à Charles­ Anselme Martini de Châteauneuf, déjà propriétaire et seigneur d’une autre portion de Châteauneuf.

Le 3 janvier 1738, est née (au château) Marie-Fran­çoise, fille de l’Illustrissime co-seigneur de Lusinge et de Mar­guerite de Giraudis. De 1705 à 1760, nous voyons très souvent mentionné, comme parrain ou témoin, le sei­gneur Pierre-Octave de Lusinge. Le 20 mai 1749, le même est qualifié « Eques Lusinge de Arenton, filius Joan Caroli. » Le 18 octobre 1757, baptême de sa fille, Marie Félicité Madeleine, « née au château ».

CAPELLO de CHATEAUNEUF (+)

« d’or au chef d’azur denché »

Seigneur de Châteauneuf 1561

Seigneur de Peillon 1602

Famille de La Turbie, connue à Nice au commencement du XIVème siècle. Jean était notaire à Nice en 1365 ; Pierre-André dans le courant du XVème siècle fut receveur des péages et bailli de La Turbie. Isoard prit du service en Espagne et eut deux fils Louis, jurisconsulte, et André (+1545),qui fut premier consul en 1532. Ce dernier avait épousé Louise de Berre, et un de ses fils Claude, fut auditeur-maître de la chambre des comptes de Piémont. En 1561, la famille snccèda aux Grimaldi dans une portion de Châteauneuf.

Honoré fut premier consul en 1573; Jean le fut en 1581 et en 1592, il était en outre poête de quelque mérite. Pierre-Antoine acheta des Isnardi une portion du fief de Peillon dont il fut investi le 11 mars 16o2. Il fit donation de ce fief à son neveu Marc-Antoine, mais celui-ci n’ayant pas eu de descendants, le fief passa à Jean-André, frère de Marc-Antoine. Celui-ci acheta, le 16 novembre 1636, une portion du fief de Châteauneuf.

Le fief de Peillon passa à Pierre-Marc-Antoine, dont l’unique fille, Thérèse-Catherine, le porta à la maison Peyrani. Le fief de Châteauneuf par contre fut laissé en héritage à Paul Gaëtan (°1678) docteur en droit, premier consul de Nice en 1714, intendant-général en Sardaigne (1720). Paul-Gaëtan avait épousé en 1702 Lucrèce Marchesan de Châteauneuf, dernière descendante de cette illustre maison et en eut pour fils, Antoine-Maurice, capitaine de la marine Sarde, et Joseph Dominique (+1765). Ce dernier, docteur en droit, fut premier consul à Nice en 1735 et 1742, juge au tribunal royal de Sardaigne et membre du Sénat de piémont (1754). Avec sa fille unique, Constance-Marie-Charlotte, épouse d’Ignace Torrini de Châteauneuf, s’éteignit cette famille.

(+) Famille éteinte

TORRINI de CHATEAUNEUF (+)

« d’azur à la tour d’argent maçonnée de sable surmontée d’une étoile d’or en chef »

Seigneurs de Monastero

Seigneurs de Quincinetto 1683

Seigneurs de Fogassieras XVIIIème s

Seigneurs de Châteauneuf 1772

Famille originaire de Lantosque. Jules Torrini, mathématicien et méde­cin célèbre, docteur principal du duc Charles-Emmanuel II, professeur à l’Université de Turin, acheta le fief de Monastero di Vasco (près de Mondovi,Piémont), et en eut l’investiture régulière. Il eut pour fils :

1° Jean-Ludovic, qui fut avocat, juge à Nice, préfet de Barcelonnette, puis sénateur du Sénat du Piémont (1663), et enfin président de la délégation du Sénat au-dela de la Dora établie à Vercelli (1687), et

2° Barthélemy, docteur en médecine et en philosophie, qui succéda à son père comme médecin principal de la Cour et comme professeur à l’Université de Turin. Barthélemy acheta le fief de Quincinetto, et en fut investi. Cependant aussi bien le fief de Monastero que celui de Quincinetto retournèrent à la Couronne à la révision de 1720.

Jules-Fréderic, fils de ce Barthélemy, fut docteur en droit, sénateur du Sénat de Turin et de celui de Nice (1714).

Son fils Ignace, qui fut investi du fief de Fogassieras, épousa Cons­tance-Marie Capello, héritière d’une portion du fief de Châteauneuf. Ignace eut comme descen­dant Joseph-Dominique, qui de son mariage avec Silvie-Catherine Dedons eut :

1° Etienne­ René, chevalier de Malte et capitaine de cavalerie dans l’armée royale sarde,

2° Louis,

3° Char­les-Emmanuel-Louis, avocat, sénateur du Sénat royal de Nice, conseiller communal de ire classe, chevalier des SS. Maurice et Lazare. Il avait épousé en premières noces Paule Eustacchia, des comtes Baratta Montfort, et en deuxièmes noces Louise Nicolis, des comtes de Frassino.

(+) Famille éteinte.

ROCCAMAURA de CHATEAUNEUF

« d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules »

Très ancienne famille originaire de Callian, en Provence. Elle se fit connaître à Nice pendant le XIIème siècle, par un Jean, notaire, dont le fils fut (1286), un des représentants de la ville de Nice aux états généraux de Sisteron. En 1287, un Roccamaura fut un des 6o otages, choisis parmi les plus illustres familles de Provence et remis au roi d’Aragon en vertu du traité d’Oleron. Giraud fut premier consul de Nice pendant les années 1379, 1388 et 1402. En 1388, il fut un des délégués niçois chargés d’aller demander des secours au roi Ladislas, et il fut un des signataires de la convention pour la cession de Nice à la maison de Savoie.

De ce Giraud descendit une branche de seigneurs de Châteauneuf qui s’éteignit dans la maison Galléan, par le mariage d’Honorine Roccamaura, avec Jacques Gallean.

Jean, frère du Giraud sus-mentionné eut un fils, Antoine, qui fut notaire. Son fils Guido, avocat fiscal à Nice (1437), puis juge de Sospel (1442-1451), acheta une portion du fief de Châteauneuf, dont il fut investi le 27 mars 1456. A cette branche appartinrent : Jean, premier consul de Nice en 1491 ; Barthélemy, capitaine général de Sospel en 1508 ; François, premier consul de Nice en 1561 ; Bernard, premier consul en 1622 ; Honoré, premier consul en 1658. Les derniers descendants mâles de la famille furent : Honoré-Pierre et Jean-Charles. Le premier (+ au commencement du XVIIIème siècle), eut comme descendants Cassandre (mariée à Maurice Marchesan de Châteauneuf) et Camille, qui vendit sa part du fief à la famille Ghisi. De Jean-Charles, descendit Claire-Marie, qui épousa Pierre de Lucinges, dont le fils Charles-Victor, fut investi de la part du fief héritée de sa mère, le 16 janvier 1773. Cette portion fut en suite vendue (le 8 février 1791), à Charles-Anselme Martini de Châteauneuf, déjà propriétaire et seigneur d’une autre portion de ce fief.

ARNAUD de CHATEAUNEUF

« tranché d’azur et de gueules à la bande d’or accompagnée en chef d’un lys du même, en pointe de deux roses d’argent »

Famille connue à Nice depuis le XVème siècle. André Arnaud, docteur en droit, épousa Thérèse-Françoise-Marie Ghisi, héritière d’une portion du fief de Châteauneuf, portion dont elle fut investie, avec le titre de baron pour elle et ses descendants, le 3 juin 1771.

De la descendance des barons Arnaud, méritent d’être signalés :

1° Louis Aygulf (+1833), docteur en droit, Chev. des SS. Maurice et Lazare, substitut de l’avocat fiscal général à Nice, dès 1789, puis sénateur et juge du Consulat de la mer, à Nice (1815), gratifié ensuite (1829) du titre de Président ;

2° Charles, neveu du précédent, major dans l’armée royale sarde ;

3° Félix (+1884), fils du précédent et de Marianne Scarampi, docteur en droit, chef de section au Ministère des affaires étrangères du Royaume d’Italie, Officier. des SS. Maurice et Lazare (1869), Chevalier du Soleil et du Lion de Perse et de l’Ordre des Guelfes de Hanovre.

Le frère du chevalier Félix, le baron Alexandre (+1879) épousa Emilie des barons Héraud. Les deux frères n’ayant laissé aucun héritier mâle, le titre est passé à l’unique fille du baron Alexandre, laquelle, par décret royal du 12 avril 1885, a obtenu de S. M, le Roi d’Italie l’autorisation de transmettre son titre à son mari, Alexandre Faraudi, et à ses descendants.

de SAUTEIRON de SAINT-CLEMENT

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« de gueules à trois chevrons d’or accompagnés par trois étoiles d’or, deux en chef et une en pointe »

Dev :Fortitudo et clementia

Famille d’origine provençale, anciennement établie à Manosque, où elle possédait un fief et où la tradition veut qu’elle ait joui des titres de comte et de marquis.

Cette famille s’enorgueillit d’un Boniface, écuyer du roi René, puis de Jean d’Anjou, qui épousa (1467) Marie de Voland d’Aubenas. Un membre de cette famille se trouvait à la suite de Charles VIII, en 1495, lorsque ce souverain entreprit la conquête du royaume de Naples. Auban, fils du prénommé Boniface, fut lui aussi écuyer des comtes de Provence ; son fils Jean exerça avec honneur la magistrature et un de ses neveux, Joseph, fut investi du fief de Cassagne ; d’où la branche des de Sauteiron de Cassagne. En 1667, François, arrière-neveu du susdit Jean, épousa Melchione de Baudric(l) de qui naquit Antoine, dont le fils François, docteur en théologie, fut vicaire général du diocèse de Sisteron et obtint à un âge avancé (1778), par décret royal, une pen­sion sur l’abbaye de Fécamp. Pompée, frère du précédent, héritier de la grosse fortune de la maison Baudric, fut investi en 1739 du fief de Saint-Clément et ramena la famille à Manosque, d’où les de Sauteiron avaient émigré à Pierre­vert(2) en 1558. Le fils de Pompée fut Joseph-Antoine, colonel dans l’armée de S. M. Très Chrétienne, puis gouverneur de Pertuis, membre de l’assemblée de la noblesse du sénéchalat de Forcalquier pour les élections aux Etats généraux de 1789.

Son fils aîné, Jean-Louis, émigra à Nice à l’époque de la Révolution et y épousa une jeune fille niçoise, Rose-Marie Roissard, des barons de Bellet. A la Restauration, Jean-Louis de Sauteiron fut nommé préfet, charge honorifique qu’il refusa; et pendant qu’il attendait d’être appelé à un autre emploi, il mourut à Paris.

Parmi ses enfants mentionnons: Justine (+1875), jeune fille de talent séduisant et poétesse de quelque mérite et Louis-François, docteur en droit, secrétaire civil et criminel du Sénat royal de Nice et ensuite (après l’annexion de 1860) secrétaire en chef, pendant de longues années, de la Cour d’appel d’An­cône. Archibald, fils du précédent, suivit la carrière paternelle.

La famille est actuellement[en 1912] illustrée par un fils du noble Archibald, le noble Charles de Sauteiron (°1864), major d’artillerie retraité dans l’Armée italienne, ingénieur électrotechnique diplômé de l’Institut Montefiore de Liège, chev. des SS. Maurice et Lazare, de la Cour italienne et de l’ordre de Léopold de Belgique, décoré de la croix d’or pour ancienneté de services.

(I) Fille du noble François de Baudric et de Françoise de Flotte.

(II) Un François de Sauteiron avait épousé Anne Amoureux de Pierrevert ; après que les huguenots eurent en 1558 incendié le palais des de Sauteiron à Manosque, la famille se transporta à Pierrevert.

(Source: la Noblesse niçoise, J.de ORESTIS DI CASTELNUOVO, Nice 1912 & ARTEFEUIL, TomeIII)