« d’argent à la bande d’azur chargée de trois mollettes d’or »

« Etiam supera vincit »

Comte de l’Escarène (1700)

Seigneur de Castelnuovo (1761)

Seigneur de Peillon (1580)

Seigneur de Falicon (1737)

Comte de Villafranca (1738)

Seigneur de Toetto-Scarena

SUPPORT : Deux vieux guerriers tenant chacun un petit drapeau de gueules

CIM : Hercule avec sa massue

Famille qui jouissait à Nice d’une haute considération dès le XVème siècle et dont un Antoine fut premier consul de Nice en 1462. Jean, fils de Lazare Tonduti, fut père de Barthélemy, lequel épousa (1541) Andreina Cappello et obtint du Duc de Savoie des lettres de noblesse, le 23 mars 1551. De lui descendirent, entr’autres, Nicolas, premier consul en 1584, et Jean-André qui fut premier consul en 1583 et 1591 et épousa Périnette Chiabaudi, héritière d’une partie du fief de Peillon, dont elle fut investie le 7 février 158o (1). Cette branche hérita aussi des Galleani une portion du fief de Castelnuovo (2).

Au XVIIème siècle méritent d’être mentionnés dans cette famille: Flaminius, premier consul en 1606, 1613 et 1632 , Ludovic, premier consul en 1644; Char les-Honoré, premier consul en 1664; Charles-Laurent, premier consul en 1673 et 1679 ; ce dernier fut un des cinq députés chargés de signer la capitulation de Nice (attaque du bon Louis XIV !) en 1691 et resta comme ôtage auprès de M. de Catinat jusqu’à ce que la reddition fût accomplie ; Pierre-François, chevalier palatin, consulteur et doyen du Saint-Office à Avignon, auteur de diverses oeuvres en latin (3) François, conseiller de S. A. R. et sénateur à Nice, fut un des quatre députés de Nice délégués auprès du roi de France pour obtenir la confirmation des conditions stipulées lors de la capitulation de 1691 ; Raymond, pendant environ quarante ans (1681-1720), capitaine général de Sospel ; se signala par son courage dans la défense de Nice en 1691, où il fut grièvement blessé ; par la suite, il fut général de bataille dans les armées de S. M. Sarde.

André Tonduti, premier consul en 1753 et 1775, épousa Angèle-Marie Germano, héritière du fief comtal de Villefranche et d’une partie des seigneurs de Peillon et du Toët de l’Escarène, fiefs dont Angèle-Marie fut investie le 6 septembre 1737, et son mari, le 24 juillet 1738. Le fief de Villefranche fut vendu par le comte André, avec l’assentiment royal, à la famille Auda ; les autres fiefs échurent en héritage à Marie-Geneviève Tonduti, fille des susdits, mariée au marquis Claude Alli-Maccarani.

Charles François Tonduti fut investi, le 1er mars 1737, d’une portion du fief de Falicon. Son fils, Gaétan-Laurent, n’eut pas de descendance et son héritage passa au comte Jean Augustin Peyre della Costa.

Joseph Tonduti reçut l’investiture d’une portion du fief de Peillon, le 9 novembre 1733. Son fils Joseph-Antoine-Gaétan n’eut pas d’héritiers, et après la mort de ce dernier et de sa soeur Marie-Christine, veuve Rodolfo, le fief passa à son neveu, le noble Antoine Rossi di Castelnuovo, qui joignit le nom de Tonduti à son propre nom.

La branche principale de la famille reconnaît pour chef, au XVIIIème siècle, Horace Tonduti qui, le 3 avril 1700, fut investi du fief de l’Escarène (3), avec le titre de comte. De lui descendit Nicolas-Jean-André, qui fut premier consul en 176o et 1769 et épousa Marie Caissotti de Roubion. De leur descendance, il faut mentionner les deux frères, le comte Antoine-Barthélemy et le chevalier Gaétan. Le premier (° 1771 +1856) fut officier dans l’Armée sarde, avec laquelle il fit la campagne des Alpes, où il fut blessé. Pendant l’occupation française du Piémont, il vécut dans la retraite jusqu’à ce que (18o8) Napoléon le nommât secrétaire général du département de la Méditerranée. Après la première Res tauration, il fut nommé directeur général des Postes en France et, après Waterloo, il fut appelé à de hautes fonctions dans le ministère des Travaux Publics à Paris. Cependant, en 1817, il donna sa démission et revint à Nice. Le roi Charles-Albert le nomma ministre de l’Intérieur en 1831, lui conféra le grade de major-général, la croix de Chevalier de l’Ordre Civil de Savoie, la médaille Mauricienne pour le mérite de dix lustres de service militaire et le grand cordon des SS. Maurice et Lazare (1833). En quittant le Ministère (1835), il conserva le titre de Ministre d’Etat et de Président honoraire de l’Ordre Civil de Savoie.

Le chevalier Gaétan, frère du précédent, fut officier dans l’infanterie de l’Armée sarde et y atteignit le grade de major-général. Il fut nommé (1822) premier officier de la Secrétairerie de guerre et marine, charge qu’il occupa pendant plusieurs années, et il eut la grand-croix des SS. Maurice et Lazare.

La famille est éteinte.

« d’argent à la bande d’azur chargée de trois mollettes d’or »

« Etiam supera vincit »

Comte de l’Escarène (1700)

Seigneur de Castelnuovo (1761)

Seigneur de Peillon (1580)

Seigneur de Falicon (1737)

Comte de Villafranca (1738)

Seigneur de Toetto-Scarena

SUPPORT : Deux vieux guerriers tenant chacun un petit drapeau de gueules

CIM : Hercule avec sa massue

Famille qui jouissait à Nice d’une haute considéra­tion dès le XVème siècle et dont un Antoine fut premier consul de Nice en 1462. Jean, fils de Lazare Tonduti, fut père de Barthélemy, lequel épousa (1541) Andreina Cappello et obtint du duc de Savoie des lettres de noblesse, le 23 mars 1551. De lui descendirent, entr’autres, Nicolas, premier consul en 1584, et Jean-André qui fut premier consul en 1583 et 1591 et épousa Périnette Chia­baudi, héritière d’une partie du fief de Peillon, dont elle fut investie le 7 février 158o (1). Cette branche hérita aussi des Galleani une portion du fief de Castelnuovo (2).

Au XVIIème siècle méritent d’être mentionnés dans cette famille: Flaminius, premier consul en 1606, 1613 et 1632 , Ludovic, premier consul en 1644; Char­les-Honoré, premier consul en 1664; Charles-Laurent, premier consul en 1673 et 1679 ; ce dernier fut un des cinq députés chargés de signer la capitulation de Nice (attaque du bon Louis XIV !) en 1691 et resta comme ôtage auprès de M. de Catinat jusqu’à ce que la reddition fût accomplie ; Pierre-François, chevalier palatin, consulteur et doyen du Saint-Office à Avignon, auteur de diverses oeuvres en latin (3) François, conseiller de S. A. R. et sénateur à Nice, fut un des quatre députés de Nice délégués auprès du roi de France pour obtenir la confirmation des conditions stipulées lors de la capitulation de 1691 ; Raymond, pendant environ quarante ans (1681-1720), capitaine général de Sospel ; se signala par son courage dans la défense de Nice en 1691, où il fut grièvement blessé ; par la suite, il fut général de bataille dans les armées de S. M. Sarde.

André Tonduti, premier consul en 1753 et 1775, épousa Angèle-Marie Germano, héritière du fief comtal de Villefranche et d’une partie des seigneurs­ de Peillon et du Toët de l’Escarène, fiefs dont Angèle-Marie fut investie le 6 septembre 1737, et son mari, le 24 juillet 1738. Le fief de Villefranche fut vendu par le comte André, avec l’assentiment royal, à la famille Auda ; les autres fiefs échurent en héritage à Marie-Geneviève Tonduti, fille des susdits, mariée au marquis Claude Alli-Maccarani.

Charles François Tonduti fut investi, le 1er mars 1737, d’une portion du fief de Falicon. Son fils, Gaétan-Laurent, n’eut pas de descendance et son héritage passa au comte Jean Augustin Peyre della Costa.

Joseph Tonduti reçut l’investiture d’une portion du fief de Peillon, le 9 novembre 1733. Son fils Joseph-Antoine-Gaétan n’eut pas d’héritiers, et après la mort de ce dernier et de sa soeur Marie-Christine, veuve Rodolfo, le fief passa à son neveu, le noble Antoine Rossi di Castelnuovo, qui joignit le nom de Tonduti à son propre nom.

La branche principale de la famille reconnaît pour chef, au XVIIIème siècle, Horace Tonduti qui, le 3 avril 1700, fut investi du fief de l’Escarène (3), avec le titre de comte. De lui descendit Nicolas-Jean-André, qui fut premier consul en 176o et 1769 et épousa Marie Caissotti de Roubion. De leur descendance, il faut mentionner les deux frères, le comte Antoine-Barthélemy et le chevalier Gaétan. Le premier (° 1771 +1856) fut officier dans l’Armée sarde, avec laquelle il fit la campagne des Alpes, où il fut blessé. Pendant l’occupation française du Piémont, il vécut dans la retraite jusqu’à ce que (18o8) Napoléon le nommât secrétaire général du département de la Méditerranée. Après la première Res­tauration, il fut nommé directeur général des Postes en France et, après Waterloo, il fut appelé à de hautes fonctions dans le ministère des Travaux Publics à Paris. Cependant, en 1817, il donna sa démission et revint à Nice. Le roi Charles-Albert le nomma ministre de l’Intérieur en 1831, lui conféra le grade de major-général, la croix de Chevalier de l’Ordre Civil de Savoie, la médaille Mauricienne pour le mérite de dix lustres de service militaire et le grand cordon des SS. Maurice et Lazare (1833). En quittant le Ministère (1835), il conserva le titre de Ministre d’Etat et de Président honoraire de l’Ordre Civil de Savoie.

Le chevalier Gaétan, frère du précédent, fut officier dans l’infanterie de l’Armée sarde et y atteignit le grade de major-général. Il fut nommé (1822) premier officier de la Secrétairerie de guerre et marine, charge qu’il occupa pendant plusieurs années, et il eut la grand-croix des SS. Maurice et Lazare.

La famille est éteinte.

(1) Sa fille, Hiéronyme, héritière d’une portion du fief de Peillon, épousa Jean-André Borriglione

(2) Il ne m’a pas été possible de retrouver la date de l’investiture de ce fief.

(3) Cette localité fut anciennement fief des vicomtes de Nice, puis de l’abbaye de Saint-Dons. Les Tonduti furent la seule famille qui en reçut l’investiture.

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