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« de gueules à trois chevrons d’or accompagnés par trois étoiles d’or, deux en chef et une en pointe »

Dev :Fortitudo et clementia

Famille d’origine provençale, anciennement établie à Manosque, où elle possédait un fief et où la tradition veut qu’elle ait joui des titres de comte et de marquis.

Cette famille s’enorgueillit d’un Boniface, écuyer du roi René, puis de Jean d’Anjou, qui épousa (1467) Marie de Voland d’Aubenas. Un membre de cette famille se trouvait à la suite de Charles VIII, en 1495, lorsque ce souverain entreprit la conquête du royaume de Naples. Auban, fils du prénommé Boniface, fut lui aussi écuyer des comtes de Provence ; son fils Jean exerça avec honneur la magistrature et un de ses neveux, Joseph, fut investi du fief de Cassagne ; d’où la branche des de Sauteiron de Cassagne. En 1667, François, arrière-neveu du susdit Jean, épousa Melchione de Baudric(l) de qui naquit Antoine, dont le fils François, docteur en théologie, fut vicaire général du diocèse de Sisteron et obtint à un âge avancé (1778), par décret royal, une pen­sion sur l’abbaye de Fécamp. Pompée, frère du précédent, héritier de la grosse fortune de la maison Baudric, fut investi en 1739 du fief de Saint-Clément et ramena la famille à Manosque, d’où les de Sauteiron avaient émigré à Pierre­vert(2) en 1558. Le fils de Pompée fut Joseph-Antoine, colonel dans l’armée de S. M. Très Chrétienne, puis gouverneur de Pertuis, membre de l’assemblée de la noblesse du sénéchalat de Forcalquier pour les élections aux Etats généraux de 1789.

Son fils aîné, Jean-Louis, émigra à Nice à l’époque de la Révolution et y épousa une jeune fille niçoise, Rose-Marie Roissard, des barons de Bellet. A la Restauration, Jean-Louis de Sauteiron fut nommé préfet, charge honorifique qu’il refusa; et pendant qu’il attendait d’être appelé à un autre emploi, il mourut à Paris.

Parmi ses enfants mentionnons: Justine (+1875), jeune fille de talent séduisant et poétesse de quelque mérite et Louis-François, docteur en droit, secrétaire civil et criminel du Sénat royal de Nice et ensuite (après l’annexion de 1860) secrétaire en chef, pendant de longues années, de la Cour d’appel d’An­cône. Archibald, fils du précédent, suivit la carrière paternelle.

La famille est actuellement[en 1912] illustrée par un fils du noble Archibald, le noble Charles de Sauteiron (°1864), major d’artillerie retraité dans l’Armée italienne, ingénieur électrotechnique diplômé de l’Institut Montefiore de Liège, chev. des SS. Maurice et Lazare, de la Cour italienne et de l’ordre de Léopold de Belgique, décoré de la croix d’or pour ancienneté de services.

(I) Fille du noble François de Baudric et de Françoise de Flotte.

(II) Un François de Sauteiron avait épousé Anne Amoureux de Pierrevert ; après que les huguenots eurent en 1558 incendié le palais des de Sauteiron à Manosque, la famille se transporta à Pierrevert.

(Source: la Noblesse niçoise, J.de ORESTIS DI CASTELNUOVO, Nice 1912 & ARTEFEUIL, TomeIII)

                

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