Archive for février 2010

DORIA de DOLCEACQUA

« coupé d’or et d’argent, à l’aigle de sable couronnée, becquée et armée de gueules »

Seigneur (1270)

Marquis (1652)

Oberto DORIA

Acquiert

Dolceacqua (1270-1276)

Apricale, Isolabona, Perinaldo (1287-1288) d’où

Andriolo (ou Raffo ?) d’où

Domenico d’où

Moruele (+1348)

Soutient deux sièges provenceaux

Paix de Pigna (1331) d’où

Imperiale (+1387)

Guerre contre la Provence

Paix du Lac de Pigo (1365) d’où

Enrichetto (+1458) d’où

Bartolomeo d’où

Luca

x

Francesca GRIMALDI fille du Seigneur de Monaco d’où Bartolomeo et Luca qui suit :

– 1-Bartolomeo II (+1525)

Assassine son oncle Luciano di Monaco

Inféode la seigneurie à la Maison de Savoie(1524) d’où

Imperiale II (+1533)

Stefano (1522 – +1580) Comte della Rocchetta (1559) fut Gouverneur de Nice et Comté à partir

du 30 Juillet 1551, puis capitaine général de la ville et du Comté le 5 Décembre 1560.

x 1552 Appolonie GRIMALDI fa de Charles GRIMALDI de CHATEAUNEUF, Seigneur de Rimplas et Tourette-Revest et de Philippine RIQUIER d’EZE.

-2- Luca (ne règne pas) d’où

Giulio (+1608) d’où

Imperiale III (+1625) d’où

Carlo (+1651) d’où

Francesco (créé marquis en 1652,+1676) d’où

– 1-Giulio Amedeo (ne règne pas) d’où

Carlo Francesco (+1779) et

Gio Battista

-2- Carlo Imperiale (+1715) d’où

Antonio Costantino (+1727)

Marco Antonio (+1750)

En 1794, le marquisat est supprimé et annexé à la France. Ne sera jamais reconstitué.

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Comtes SPITALIERI de CESSOLE

« d’azur, au pélican d’argent dans son nid, avec sa piété de gueules, surmonté par trois étoiles d’or ordonnées en chef »

Comte de Cessole(§)

Noble des comtes de Cessole

Marquis de Châteauneuf(*)

Noble des marquis de Châteauneuf et des comtes de Cessole(**)

Famille originaire de Barcelonnette, connue depuis le XVIè siècle à Nice où, jusqu’au milieu du XVIIIè siècle, elle exerça le commerce avec honneur.

Jean-Joseph, négociant, fut père d’Honoré-François, lequel, le 23 mai 1775, obtint des lettres de noblesse et, par patentes de même date, fut inféodé du lieu de Cessole (i) avec le titre de comte, fief dont il prit l’investiture régulière le 26 juin 1775. Du comte Honoré-François naquit le comte jean-joseph, qui épousa la demoiselle Rosalie Ripert, des marquis de Monclar. De ce mariage naquirent :

1- Le comte Hilarion (n. 1776 +1845), lequel fit ses études au collège Tolomei, de Sienne, où il prit son doctorat en droit (1795) et entra ensuite dans la magistrature. Deux ans après, cependant, il abandonnait la carrière qu’il avait entreprise et était nommé lieutenant d’artillerie. S’étant retiré à Nice après la bataille de Marengo, il y reprit ses études de jurisprudence et, à la Restauration, fut nommé premier officier au ministère des Finances et, tout de suite après, sénateur au Sénat Royal de Nice (1815). Par la suite, il géra le Consulat de la Mer, eut le titre de Président, et enfin (1835) fut nommé premier Président du Sénat de Nice, charge qu’il occupa jusqu’à sa mort. Comme chef du Conseil de Santé, il déploya beaucoup de zèle durant l’épidémie cholérique et reçut en récompense le grand cordon des SS. M. et L. (1835). Auteur appré­cié de travaux historiques et littéraires (2), fut membre correspondant de la Dépu­tation royale d’Histoire Nationale ;

2- Eugène (+1864) ; dans sa jeunesse, fut lieutenant au régiment de Suse, puis, entré dans les Ordres, devint successivement chanoine et abbé mitré de Saint-Pons ; il est le fondateur des Filles de la Providence, connues sous le nom de « Cessolines » ; ce fut un prêtre très éclairé et bienfaisant (*) ; Chevalier des SS. M. et L.

3° Sabine, mariée au comte Ignace Thaon de Pralungo ;

4° Julie, mariée au comte Frédéric Ricardi di Netro;

5° Joséphine (+1842), mariée en 1803 au comte Michel-Louis Brucco di Sordevolo (2).

Des fils du comte Hilarion (3), citons :

Charles, lequel, par assentiment royal en date du 9 septembre 1828, hérita de la marquise Delphine Peyre, sa tante, le titre de marquis de Châteauneuf, et Eugène. Ce dernier, docteur en droit, suivit la carrière paternelle, fut substitut du procureur général, puis sénateur au Sénat royal de Nice, et enfin conseiller de Cour d’appel jusqu’à l’annexion ; il était chevalier des SS. M. et L. (1857) et de la Légion d’Honneur.

De la génération présente, rappelons le noble Victor Spitalieri de Cessole, président du Club Alpin (section des Alpes-Maritimes), vice-président du Bureau de Bienfaisance de Nice, et auteur de nombreuses et très appréciées monogra­phies alpines (4).

État personnel actuel.(1912) – Ludovic Spitalieri, comte de Cessole.

Mère : Lucienne Thomas, veuve du comte Joseph Spitalieri de Cessole.

Tantes : Delphine, mariée à M. Franzosini.

2. Mathilde, dame de l’Ordre de Thérèse de Bavière.

(5) Cousines : Delphine-Eugènie, marquise de Châteauneuf, veuve du Chevalier Julien de Boisonneaux de Chevigny.

2. Giorgina.

(6) Autres cousins : Victor, président du Club Alpin de Nice.

2. Léonie, mariée au Chevalier Eugène Garin, des comtes de Cocconato.

(*) A l’occasion de sa mort, le général Marcelin d’Auvare en écrivit l’éloge: « Essai d’éloge de Dg. le chanoine Spitalieri de Cessole.»

(2) La vie de Joséphine Spitalieri Brucco di Sordevolo a été écrite par sa propre fille Eugénie, dame du Sacré-Coeur, dans un livre qui a pour titre : « Notice sur la comtesse Joséphine Brucco di Sordevolo, niée Spitalieri de Cessole, parfait modèle des mères chrétiennes. »

(3) Il avait épousé la demoiselle Peyre de Châteauneuf.

(4) Le Catalogue de la Bibliothèque de Nice enregistre plus de 40 de ces publications ; nous en omettons la nomenclature pour raisons de brièveté.

(§) Cessole, près Acqui, en Piémont, fut le fief des Scarampi, des Valperga et des Scaglia di Verrua. Ayant fait retour à la Couronne sarde, il fut acquis par Honoré-François Spitalieri.

(2) Il a publié une Notice sur la Turbie, monument des Trophées d’Auguste, et sur la voie Julia Augusta.

(*)(**) pour la descendance de Charles SPITALIERI seulement.

Famille CAISSOTTI

« d’or à l’aigle de sable le vol abaissé couronnée du champ et chargée en coeur d’un écusson coupé d’argent et de gueules; au bras armé de fer au naturel,mouvant du flanc senestre, une massue d’argent à la main, en barre, brochant sur la partition »

Seigneur de Mas et Aiglun
Seigneur de Massoins et Tournefort
Comte de Rigaud
Comte de Roubion
Comte de Toudon avec Ascros et Revest
Seigneur de Santa Vittoria
Comte de Santa Maria
Marquis de Verduno

« Certatim »


Famille originaire de Tende, qui, dès le XVI »‘° siècle, jouissait d’une grande notoriété et était déjà divisée en plusieurs bran­ches établies à Nice et en Piémont(1).

I, Vincent Caissotti était premier Consul de Nice en 1588. Celui-ci, avec son frère Barthélemy, avait été investi d’une partie du fief de Mas et d’Aiglun (3), le 29 novembre 1584, par suite d’achat fait aux Malopera. Le même Vincent Caissotti fut capitaine-général de Sospel pendant onze ans (1594-16o5) et mourut titulaire de cette charge honorifique. Il avait épousé (1590) Philippe de Grasse de Cabris, fille d’Honoré de Grasse et de Lucrèce de Renaud. Son fils Annibal (+ 1625) n’eut pas d’héritiers et ses fiefs passèrent à sa soeur Mathilde, épouse de Jean-Ludovic Fabri.


II. L’avocat François Caissotti, préfet de Nice (16o3), avec le titre de séna­teur et de conseiller d’Etat, fut investi des fiefs de Massoins, Tournefort et Rigaud (ce dernier avec le titre de comte), le 29 novembre 1622; ces fiefs retournèrent à la Couronne après la révision de 1720. L’avocat Jean-Paul (fils de François), lui aussi préfet de Nice, puis conseiller d’Etat et enfin sénateur du Sénat de Piémont (1627), épousa Béatrix Badat, héritière du fief de Roubion

et fut investi du dit fief, avec le titre de comte, le 25 août 1684. De ses descen­dants nous citerons : Marcel-François, premier consul de Nice en 1699 ; Pierre, premier consul en 1727 ; un autre Marcel-François, premier consul en 1737 et héritier du nom et des titres des Galleani, comtes de Toudon, avec Ascros et Revest (1752). Mais il convient surtout de rappeler, dans cette branche, le comte Antoine-François et le comte Agapit.

Antoine-François (n. 1700 – + 1774) suivit la carrière diplomatique et fut successivement chargé des légations de Francfort, Naples et Madrid. En 1747, se trouvant à Nice, grâce à son courage et à son tact, en se rendant seul comme parlementaire auprès du duc de Belle-Isle, il réussit à sauver sa ville natale du pillage(1). Il fut ensuite nommé ministre d’État, vice-roi de Sardaigne (1775) et enfin Grand Croix de l’Ordre des SS. M. et L.

Agapit (n. 1780 – + 1852), entré dans la vie publique sous le Premier Empire, fut conseiller municipal de Nice (1807), et fit partie de la députation niçoise qui se rendit à Paris à l’occasion du baptême du Roi de Rome (1812) ;

il fut ensuite nommé adjoint au Maire (1812) et, l’année d’après, Maire de Nice, charge qu’il occupa jusqu’à la Restauration. Au retour des Souverains de Savoie, il fut nommé, par le Roi Charles-Félix, gentilhomme de sa chambre et vice-président de la Chambre d’agriculture et commerce de Nice (1825), après avoir été, sous le règne précédent, deux fois Ier Consul de Nice (1818 et 1815). Le Roi Charles-Albert lui décerna le titre de Conseiller d’État extraordinaire (1831), et, quelques années après, le nomma comm. des SS. M. et L. (1835) et chef du Conseil de la Réforme des Etudes dans le Comté de Nice. Le comte Agapit fut, en outre, membre de la Congrégation de Charité et du Conseil Provincial, qu’il présida dans les Congrès divisionnaires de 1843 et 1845.

III. Une branche de la famille Caissotti, qui avait vécu dans l’obscurité jusqu’au XVIIme siècle, devait tout à coup acquérir une enviable notoriété pour s’éteindre ensuite, très rapidement, au courant du siècle dernier. Cette branche reconnaissait comme chef l’avocat Charles Caissotti, qui épousa, vers la fin du XVIIème siècle, Marie-Madeleine Bagnol. Leur fils Charles-Louis (n. 1694 – t 1779) après avoir pris son doctorat en droit, se distingua à un tel point dans l’exercice de la profession d’avocat, qu’à l’âge d’à peine 26 ans, il fut nommé substitut du procureur général près la Chambre des Comptes de Turin (1720) (2).

Chargé d’un travail relatif au Concordat, que le Piémont était alors en train de négocier avec la Curie romaine, il acquit de ce fait une telle renommée que le Roi Victor-Amédée le nomma du coup procureur général (1723) et ensuite pre­mier président du Sénat de Piémont (1730), peu de jours avant son abdication. Le Roi voulut même que Caissotti fût le compilateur de l’acte écrit par lequel il renonçait au trône. Le président Caissotti avait été investi d’une portion du fief de Santa Vittoria, près d’Asti, le 3 août 173o, et il reçut ensuite le titre de comte de Santa Maria (8 janvier 1734) et de marquis de Verduno (18 juillet 1739) Les mérites qu’il avait acquis sous Victor-Amédée 11, par la révision et la réimpression des Constitutions Royales (1729) et par la mise en ordre des Statuts de la nouvelle Université, ne furent pas méconnus par le Roi Charles­Emmanuel 111 qui conféra à Caissotti le grade de ministre d’Etat (1750), le nommant en outre notaire de la Couronne (1767) et enfin Grand Chancelier (1768) (1).

Son fils unique, le marquis Charles-Joseph-Casimir, mourut sans héritiers en 1799, en laissant son copieux patrimoine aux deux hôpitaux de la Charité et de Saint-Jean, à Turin.

Etal Personnel actuel (1912)de la branche de Roubion:

Delphine Caissotti, comtesse de Rou­bion, mariée :

Avec François, des marquis de Constantin ;

2° Avec M. Rozy.

(1) Carutti (Storia del Regno di Carlo Emmanuele III vol. II, pag. 39) décrit de la façon suivante let qualités du président Caissotti : « 11 avait un esprit net, une conception prompte, une mémoire fidèle et une facilité merveilleuse de s’assimiler les idées des autres, en le recouvrant d’un vernis qui lui était propre ; non qu’il étudiât beaucoup, mais il avait une connaissance très vaste des lois. On lui reconnais­sait une certaine versatilité dans l’esprit et aussi une courtisanerie excessive, unie à un grand orgueil d’homme nouveau, désireux de faire oublier l’humilité de son origine ; il fut, en somme, plutôt savant en droit que véritable jurisconsulte ».


(2) Pendant cette première partie de sa carrière, le substitut Caissotti,à cause de l’exiguité de ses ressources, vivait dans une chambrette, au dernier étage d’une humble maison de la rue Stampatori, à Turin. II veillait là très tard dans la nuit pour travailler et étudier. On raconte que Victor-Amédée 11, qui avait coutume de se promener la nuit par la ville, sous un costume d’emprunt, avait à plusieurs reprises remarqué cette lumière brûlant fort tard dans la nuit ; et un soir, comme il se trouvait avec le comte Tana, il voulut savoir quel était le veilleur obstiné de cette modeste chambre. C’est ainsi que le Roi, sous un prétexte quelconque, se présenta dans la maison du jeune substitut du procureur général et eut occasion d’en connaître le tempérament exceptionnel de travailleur et d’homme d’étude, d’où lui vint plus tard la fortune.


(1) Des Caissotti de Piémont, encore florissants, nous n’avons pas à parler ici, car on ne peut à aucun titre les considérer comme appartenant à la noblesse niçoise.

(2) Les fiefs de Mas et d’Aiglun appartinrent d’abord aux de Grasse, puis aux Malopera, qui les cédèrent a ux Caissotti ; ils passèrent à la France par le traité de 1760.


Comtes SAISSI de CHATEAUNEUF

Comte

Seigneur de Châteauneuf

Noble des comtes Saisi, et des seigneurs de Châteauneuf

“ D’azur. à trois fleurs d’immortelle d’or nourries sur le sommet d’un roc au naturel, surmontées par une étoile d’or »

Cette famille descend d’un avocat, Julien Saisi, qui était podestat de Nice en 1583. Après lui, il convient de rappeler

Horace, commandant du fort de Saint-Hospice (XVIIè siècle) ;

– l’avocat Charles­Antoine, qui fut parmi les conseillers nobles de la ville de Nice, et son neveu

Pierre-Antoine, avocat, qui eut titre et grade de sénateur. Le fils du sénateur Pierre-Antoine fut l’avocat

Jean-Joseph, lequel, par lettres patentes en date du 17 décembre 1784, hérita de son cousin Charles Rossetti une portion du fief de Châteauneuf, portion dont il fut régulièrement investi le 5 septembre 1786. Du noble Jean-Joseph descendit

Louis-Alexandre, lequel eut une part impor­tante dans la vie municipale de Nice, fut premier consul en 1823, 1832-33-34,

conseiller communal jusqu’en 1848 et décoré de la croix des SS. M. et L. S. M. le Roi Charles-Félix avait, par lettres patentes du 3 janvier 1827, con­cédé au chevalier Louis-Alexandre Saisi le titre de comte pour la haute solli­citude, la probité et l’intégrité constamment déployées par lui dans l’exercice des divers emplois publics et administratifs, notamment dans celui de premier consul de la ville de Nice, fonctions qu’il remplit avec grande distinction et à la satisfaction de tous, et pendant lesquelles il sut, par ses soins éclairés, mener à bien l’achèvement de plusieurs oeuvres d’utilité publique. »

C’est du comte Charles, fils du comte Louis désigné plus haut, que descend le représentant actuel de cette noble famille.

État personnel actuel.(1912) – Comte Xavier Saisi, seigneur de Châteauneuf.

Mère : Joséphine Martini, des seigneurs de Châteauneuf, veuve du comte Charles Saisi.

NB: Le Comte Xavier ci-dessus fut le premier Maire de la nouvelle commune de BENDEJUN située à environ 30kms de NICE lorsque ce village fut séparé de CHATEAUNEUF en 1911.


Sources: Blason fourni par http://xoomer.virgilio.it/blasonpiemon/Pagina8a.html


Famille RICCI

« Coupé : dans le premier d’argent à trois rameaux de châtaignier fruités de trois marrons au naturel, mal ordonnés, les rameaux posés en fasce ; dans le second d’or au porc-épic au naturel ».

Devise : « In pungendo tenitas

Baron des Ferres

Seigneur de Castelnuovo

Noble des barons des Ferres et des seigneurs de Castelnuovo

Ancienne famille de Sospel, connue dès le milieu du XIV° siècle. Elle s’enorgueillit de divers membres illustres :

Dominique, second consul de Sospel en 1361 ;

Ludovic, notaire, second consul lui aussi en 1413 ;

Jacques, premier consul en 1441 ;

Antoine, notaire, trois fois (1483, 1496 et i5io) élevé au consulat ;

Lucas, jurisconsulte ; Ludovic, premier consul de Sospel en 1481 et 1485 ;

Pierre, professeur de droit (149o) ;

– les frères Hilarion et Théophile, doctes et vertueux moines bénédictins ;

Antoine, premier consul en 1530 :

Jean, colonel des milices sospelloises et premier consul en 1579 et 1585 ;

Pierre, avocat, premier consul en 1563 ;

Jean-François, docteur ès-lois (156o) et premier consul en 1567 et 1575 ;

Antoine (+1599) premier consul en 1587 ;

Jacques, capitaine des milices sospelloises et premier consul en 1592 ;

César, colonel des milices sospelloises, trois fois (1620, 1634. et 1655) élevé au consulat

Alexandre (n. 1596) chanoine et prieur de l’église paroissiale de Peille (1620) ;

André, avocat, premier consul en 1645 ;

Etienne, avocat, premier consul en 1648 et 1656 ;

Gabriel (n. 1625) prévôt de l’église paroissiale de Saorge, mort « avec le renom d’un homme de profond savoir et de grande intégrité » ;

Jean-Baptiste, Commandeur des SS. Maurice et Lazare, premier consul en 1652 et père de :

– Victoire Ricci (+1737) « modèle des plus nobles vertus de son sexe et femme de lettres de quelque mérite ;

Antoine-François (n.1615) étudia à Valence et à Lyon où il prit son doctorat en droit et en théo­logie, fut chanoine de l’ordre de Saint-Rufus et vicaire général de cet ordre, homme «… très savant dans les canons, les belles lettres et les rites ecclésias­tiques, dans l’art oratoire et dans les disciplines scolaires;

Ludovic, chanoine consulteur du Saint-Office.

Jean Ricci (+ 1687) épousa Louise Capello et en eut un fils :

Paul (+ 1691) qui épousa Marie Bergondi. De ce mariage sont nés :

Jean-Baptiste (n. 1678, +1716) Chevalier des SS. M. et L., lieutenant au régiment La Marine, auteur de plusieurs oeuvres et,

Pierre qui , « pour avoir employé beaucoup d’années à lire et à écrire, devint très versé dans les choses de la littérature ». Pierre Ricci reçut donation d’André Vachieri d’une portion du fief de Chàteauneuf (1711) portion dont son fils,

Joseph-François, avocat des pauvres, obtint l’inves­titure régulière, le 6 décembre 1736. Joseph-François, docteur en droit, fut avocat des pauvres, puis sénateur au sénat royal de Nice, premier consul de Nice en 1741 et acquit une moitié du fief de les Ferres dont il fut investi avec le titre de baron, le 20 février 1756. Son fils, le baron

Pierre-Marie, épousa Marianne-Radegonde De Gregori, des comtes des Marcorengo. De ce mariage descendit le baron

Joseph-Marie qui épousa Eugénie Brignone des comtes de Costigliole dont le baron Félicien Ricci(4)

qui épousa Gabrielle BERAUDO des Comtes de PRALORMO, père des principaux représentants actuels(1912) de cette famille qui sont : le baron

Charles, conseiller provincial de Turin et le noble

Robert, docteur en droit, substitut procureur général hono­raire de la Cour de Cassation, Officier dela Couronne Italienne et Chevalier. des SS. M. et L.

Etat personnel actuel(1912) : Charles-Joseph Ricci, baron des Ferres et seigneur de Castelnuovo


Famille THAON de REVEL

«D’azur au bouc d’or, issant d’une mer d’argent flottée de sinople, regardant une étoile d’or posée dans le canton dextre du chef et tenant dans sa bouche un serpent de sable écaillé d’argent tortillant en pal»

DEV « Et sapienti prodest ».

Marquis

Comte de Revel avec Saint-André

Comte de Pralungo

Seigneur de Castelnuovo.

Noble des marquis Thaon, des comtes de Revel avec Saint-André et Pralungo et des seigneurs de Castelnuovo

Cette famille, lorsqu’elle quitta son château de Saint-André, près de Nice, alla s’installer au Piémont où elle est toujours largement représentée.


Notes historiques. – Cette famille, par les nombreuses et éminentes charges remplies dans les trois derniers siècles et par les très hautes distinctions honorifiques reçues, est, sans aucun doute, parmi les plus illustres familles niçoises encore existantes.

Les Thaon sont originaires de la vallée de Lantosque (arrière-pays niçois) et jouissaient déjà d’une haute considération à la fin du XVIème siècle. Pierre Thaon épousa Camille Michelotti, héritière d’une portion des fiefs de Revel et André.

Elle était la fille de Melchiorre Michelotti seigneur de Revel avec Saint-André et de Brigitte Doria. Le fief de Saint-André était divisé en quatre quartiers dont trois étaient unis au fief de Revel et un quartier seulement constituait un fief distinct. De ce dernier quartier avait été feudataire, autrefois, l’abbaye de Saint-Pons, puis la famille Chiabaudi, de qui les Michelotti l’acquirent en 1555.

Le fief de Revel comprenait les 3/4 de Saint-André et le quartier de Tourette appelé Revel : ce fief appar­tint anciennement aux vicomtes de Nice puis aux de Châteauneuf, de qui il passa aux Chiabaudi ; ceux-ci en conservèrent une partie, c’est-à-dire le quartier de Tourette et aliénèrent les autres portions en faveur des Caravaschini et des Michelotti. En 1687 les Peyrani, héritiers des Chiabaudi, pour le quartier de Tou­rette, le cédèrent aux Thaon et ce quartier fut érigé en fief comtal. Cette genèse des fiefs de Saint-André et Revel semble démontrer que le titre appartenant aux Thaon doit être celui de : « Comte de Revel avec Saint-.André » et non pas de « Comte de Saint-André avec Revel » comme le porte « l’ Elenco regionale delle famiglie nobili e titolate del Piemonte », et cela d’autant mieux que le titre de comte fut concédé, comme on le verra, sur le quartier de Tourette dit « Revel » et non sur une portion quelconque de Saint-André.

De ces portions de fief, Charles Antoine Thaon, fils de Pierre, fut régulièrement investi le 13 mai 1628.

Du susdit Charles Antoine, qui fut premier consul de Nice en 1671, naquit Pierre Antoine, lequel en 1685 – par une transaction avec les Peyrani – devint propriétaire du quartier de Tourettes appelé Revel, et de ce fief il obtint l’érection en comté le 10 octobre 1687. Gaspard, fils du comte Pierre Antoine, fut capitaine de l’armée ducale et épousa Gertrude, de l’illustre famille Provana. De ce mariage sont nés, entr’autres fils :

Joseph Horace, juge de Nice en 1720 et qui ensuite, retiré du service, fut premier consul en 1748 et 1763. Il avait épousé Thérèse Cortina d’Eze .

Pierre Ignace (1706 – t 1760) lequel, après avoir fait partie des chevaliers de Malte, prit du service dans l’Armée royale sarde. En 1744 étant major dans le régiment La Marina il eut une part éminente à la victoire de Montgarache (près de Villefranche) contre les Espagnols. Il commanda ensuite le régiment La Marina et fut capitaine général des milices en Sardaigne ;

Jean-Baptiste (1708 – +1784). Celui-ci, admis à 12 ans parmi les pages du grand-maître de l’Ordre de Malte, se fit bien vite noter pour son intelligence et son application, prit une part honorable à l’édification de plusieurs fortifications dans les îles de l’Ordre ; il fut ensuite procureur général et receveur de l’Ordre à Marseille, puis (1750) commandeur de Lucéram et plus tard (1772) d’Arcinino, et décoré de la grand’croix de l’Ordre de Malte.

Parmi les fils du comte Joseph-Horace, méritent d’être rappelés:

Augustin, chevalier de Malte, et surtout

-le comte Charles-François, aîné de la famille. Celui-ci (n. 1725-+1807) élevé à l’Académie militaire de Turin, en sortit enseigne au régiment de Saluces (1740); il prit part à la guerre de la succession d’Autriche et fut deux fois blessé. En 1771, il était nommé colonel ; en 1774, brigadier ; en 1776, premier consul de Nice ; en 1780, major-général et peu après commandant de la ville et du Comté de Nice . En mars 1787, il fut promu lieutenant-général et ensuite Vice-Roi de Sardaigne, charge qu’il quitta en 1790, pour aller occuper en Piémont le poste de gouverneur de Tortone. De 1792 à 1794, il fut commandant de l’Armée des Alpes. Après la conclusion de la paix avec la République française, il reçut du roi le titre de marquis par lettres patentes du 25 mai 1796. L’an d’après, dans des circonstances difficiles, il était nommé gou­verneur de Turin. Lors de l’occupation de Turin par les troupes françaises, le marquis Charles-François fut emmené prisonnier en France ; mais à Suse, il fut délivré par la population. Il se rendit alors au quartier général de Souva­row, qui le chargea de la réorganisatron de l’armée piémontaise, tandis que le Roi le nommait lieutenant-général du Royaume, avec pouvoirs d’alter ego (1799) L’année suivante, il reçut le collier de l’Ordre suprême de l’Annonciade. Retiré en Sardaigne après Marengo, il y fut nommé (18o6) grand-maître de l’artillerie.

Le marquis Charles-François avait épousé (1755) Madeleine Galléan d’Ascros (+1774) et en eut divers fils qui, tous, accrurent le lustre de leur lignée. Parmi ceux-ci, nous rappellerons :

1-Joseph-Alexandre (n. 1756-+1820) lequel obtint en 1790 l’assentiment royal pour hériter de sa mère le titre sei­gneurial d’une portion du fief de Castelnuovo. Le marquis Joseph-Alexandre suivit, comme son père, la carrière militaire : à 38 ans, il était déjà colonel, commandant le régiment de Suse ; ensuite, il fut chef d’état-major du duc de Montferrat dans la guerre des Alpes ; brigadier en 1796, puis major général, il fut emmené comme ôtage en France, en 1798. De retour dans son pays, il fut promu lieutenant-général (18o8), puis général d’infanterie (général d’armée) en 1812 ; il fut commandant général des carabiniers royaux et eut, en 1815, le collier de l’Ordre suprême de la Très-Sainte-Annonciade. Il avait épousé (1782) Béatrix, des ducs de Guadagne et en eut, entr’autres fils :

Charles-Hippolyte ( +1849), lieutenant-général, décoré du grand cordon des SS. M. et L. ;

Ignace (+1843), colonel de cavalerie. Les descendants de Charles-Hippolyte furent César-Ignace (+ 1899), major-général (1866) et Emmanuel (+), capitaine d’état­-major.

La branche du marquis Joseph-Alexandre est éteinte.

2- Ignace (n. 1760 +1835) étudia au collège de Sorrèze, fut reçu che­valier de Malte, puis nommé ministre de Sardaigne en Hollande (1789). Lors­qu’éclata la guerre des Alpes, il prit du service dans l’Armée sarde et fut pendant deux ans (1792-94) aide-de-camp de son père, puis chef d’état-major du duc d’Aoste. Brigadier d’infanterie en 1796, il fut un des négociateurs de la paix de Cherasco ; il fut lui aussi, comme son frère, emmené comme ôtage en France en 1798, et de retour dans son pays, fut nommé (1799) ministre de Sardaigne à Londres, nomination qui n’eut cependant pas de suite et fut convertie, le mois suivant, en celle de major-général. Le général Ignace prit part à l’expédition austro-sarde en Provence en 18oo et après Marengo, il se retira à Venise, d’où, en 18o3, il vint à Nice pour rentrer dans la vie privée. A la Restauration, il fut nommé membre du Conseil de régence en Piémont, puis ministre plénipo­tentiaire à Paris et de là, en mission extraordinaire à Londres, d’où il fut rap­pelé pour remplir les fonctions de commissaire plénipotentiaire de S.M. pour la prise de possession de Gênes et de la Ligurie. Il eut au début de 1815, le grand cordon des SS.M et L et, peu après, fut nommé gouverneur et commandant général des troupes du duché de Gênes. Après les Cent-Jours, il fut de nouveau plénipotentiaire du Royaume de Sardaigne au quartier général des Alliés, et, au retour de cette mission, il reçut le commandement général des troupes de la Savoie (1815). Au bout de quelques mois, il fut de nouveau nommé (1816) gouverneur général de Gênes, puis promu général d’armée. Il fut -pendant un laps de temps assez bref- vice-roi de Sardaigne, puis (1820) à nouveau gouverneur de Gênes et tout de suite après (1820) gou­verneur de Turin. En 1829, enfin, il était nommé maréchal des Armées de Sa Majesté, fonctions que personne n’avait jamais remplies avant lui. S. M. le Roi Charles-Albert lui conféra le titre de ministre d’État et la charge de vice-prési­dent du Conseil d’État. Dès 1820, il avait été nommé chevalier de la Très-Sainte Annonciade.

S. Exc. le général Ignace de Revel avait obtenu, le 25 octobre 1814, l’as­sentiment royal pour hériter de sa cousine Anne-Thérèse Provana (1) le titre de comte de Pralungo. Parmi les fils nés du mariage (1797) de S. Exc. le comte Ignace avec la demoiselle Sabine Spitalieri, des comtes de Cessole, il convient de mentionner :

1- S. Exc. le comte Octave, ministre des finances du Roi Charles-Albert (1843-1848), un des signataires du Statut, sénateur du Royaume d’Italie. Lors­qu’il eut remis ses fonctions de ministre des finances, il conserva le titre de ministre d’État. Il était grand cordon des SS. M. et L. (1847), commandeur de l’Ordre de Malte, grand-croix de l’Aigle Rouge de Prusse, commandeur de Saint-Stanislas de Russie et de l’Ordre Pontifical Piano.

2° Adrien, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en Angleterre

Martien et Charles, colonels d’infanterie dans l’Armée italienne, tous deux décorés de la médaille d’argent à la valeur militaire ;

4° S. Exc. le chevalier Genova Jean-Baptiste (n.1817 +1910). Ce dernier parcourut une brillante carrière dans l’arme de l’artillerie, et se signala par son courage et son intelligence dans toutes les campagnes auxquelles il prit part. Il reçut une médaille de bronze et une d’argent à la valeur militaire dans la la campagne de 1848 et une autre médaille d’argent à la valeur militaire à la bataille de Novare. En 1859, étant lieutenant-colonel, il fut décoré de la médaille de bronze à la valeur militaire pour le fait d’armes du Pont de Palestro (22 mai 1859) et reçut la croix d’Officier de l’Ordre Militaire de Savoie, pour l’habileté extraordinaire déployée dans la direction de l’artillerie pendant la bataille de San Martino. Pendant la campagne de 1860 -1861, il fut promu colonel pour mérites de guerre « pour l’activité et le courage avec lesquels il dirigea les opérations de l’artillerie au siège d’Ancone », et il eut la croix de Commandeur l’Ordre Militaire de Savoie pour s’être distingué dans le siège et la prise de Mole de Gaëte. Finalement, en 1866, étant major-général, il reçut à Custoza les insignes de Grand Officier l’Ordre Militaire de Savoie. Promu lieutenant­-général après cette dernière campagne, il servit encore plus de vingt ans dans l’armée active. Premier aide-de-camp du prince Humbert, il fut ensuite son aide de camp général honoraire.

Outre les décorations déjà dites et les médailles commémoratives pour les campagnes de l’indépendance italienne et de Crimée, S. Exc. le général Genova de Revel était décoré de la médaille Mauricienne, grand cordon des SS. M. et L. et de la Couronne d’Italie, de l’Ordre Danois du Danebrog et de l’Ordre du Christ de Portugal ; Grand Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur, du Lion de Zahringen de Bade, Chevalier de l’Ordre Militaire du Bain et du Medjidié ottoman.

S. Exc. le général Genova de Revel fut, en outre, un écrivain distingué à qui l’on doit plusieurs oeuvres très intéressantes d’histoire. Il prit une part active à la vie politique italienne et siégea pendant plusieurs années à la Chambre des députés ; depuis 1879, il avait été appelé à faire partie du Sénat du Royaume. Il fut, en outre, ministre de la guerre en 1867 et il reçut de S. M. le Roi Victor-Emmanuel III le collier de l’Ordre suprême de l’Annonciade à l’occasion du cinquantenaire de la guerre de Crimée.

Mentionnons, enfin, les fils de S. Exc. le comte Octave, à savoir :

1° Ignace (+ 1907) qui occupa diverses charges publiques à Turin, fut pen­dant de longues années conseiller communal et assesseur de la ville de Turin, membre de la Chambre des députés, et à partir de 1900, sénateur du Royaume. C’est de lui que descend l’actuel marquis Octave Thaon de Revel

Adrien (n. 1853) major général, commandant la 3″ » brigade de cavalerie ancien aide-de-camp de S. A. R. le comte de Turin, Commandeur de la Couronne d’Italie, Chevalier des SS. M. et L., décoré de la croix d’or pour ancienneté de service, Grand Officier du Soleil et du Lion de Perse, Commandeur de l’Aigle Rouge de Prusse.

Victor (n 1854), docteur en droit, consul général d’Italie à Trieste, Commandeur de la Couronne d’Italie, Officier des SS. M. et L. et de la Légion d’Honneur, Chevalier du Sauveur de Grèce ;

Paul (n. 1859), contre-amiral dans la marine. italienne, aide-de-camp général de S. M. le Roi d’Italie; Commandeur de la Couronne d’Italie, Officier des SS. M. et L., Commandeur de la Légion d’Honneur, des Ordres de Takovo de Serbie, du Mérite Militaire de Bavière, de la Couronne de Prusse, de la Couronne du Siam, de l’Ordre Ottoman du Medjidié ; décoré de la croix d’or pour ancienneté de service et de la médaille d’or au mérite pour le tremblement de terre de 1908.


(1) Elle était l’unique descendante de cette branche des PROVANA, veuve du Comte Philippe Ponte de Scarnafigi

MARCHESAN de CHATEAUNEUF


« Ecartelé au I et au II parti de gueules et d’or; au II et III parti d’or et de sable, le second au lion couronné, le troisième à l’étoile, le tout de l’un dans l’autre »

Seigneur de la Turbie et Digne

Baron de Coaraze et Roccasparviera (Nice)

Seigneur de Roccasparviera (Cuneo)

Seigneur de Châteauneuf

Ancienne et puissante famille, dont un membre fut, en 1287, parmi les ôtages des plus notables familles de Provence, livrés après le traité d’Oloron au roi d’Aragon. Cette famille se trouve déjà feu dataire d’une portion de Digne au commencement du XIVème siècle.

Daniel Marchesan acquit en 1325 le fief de la Turbie, qu’il céda ensuite pour recevoir l’investiture des trois quarts du fief de Coaraze. Le même Daniel fut premier consul de Nice en 1326, 1330 et 1339. Son fils Pierre, par lettres patentes du 10 août 1364, obtint de la reine Jeanne le titre de baron sur les fiefs de Coaraze(1) et Roccasparviera (Nice). Il fut gouverneur de Villefranche, puis (1367) capitaine royal de la ville de Vintimille et de la vallée de Lantosque et premier consul de Nice en 1362, 1368 et 1403. Après le passage de Nice à la maison de Savoie, il fut de nouveau investi de ses fiefs en 1399. Mathieu Marchesan fut premier consul de Nice en 1373. Honoré, fils de Pierre, fut viguier de Sospel (1419), puis premier consul de Nice en 1424 et 1427 et en 1426 il fut chargé par les populations de Limone et de Briga de prêter pour elles serment de fidélité au duc de Savoie. Son fils Pierre-Antoine fut premier consul en 1469 et député de Nice auprès du duc Philibert II, pour le féliciter à l’occasion de son avènement au trône (1497). Mathieu, fils du précédent, fut premier consul en 1489 et 1493.

En 1625, un autre Mathieu Marchesan, divisa par testament, avec l’approbation du souverain, ses fiefs entre ses deux fils, André et Jules César : le premier, après avoir dissipé son patrimoine, vendit le fief de Coaraze en partie à la famille Barralis et en partie à la famille Chioattero, et mourut sans descendance.

Jules-César, de son mariage avec Lucrèce Ferrero, eut un fils, Maurice, qui épousa une Roccamaura et dont la fille Lucrèce, porta dans la famille Capello les fiefs et les titres de ses père et mère.

Jean-Baptiste Marchesan, cousin des précédents, obtint le 16 septembre 1670 l’investiture d’une portion du fief de Roccasparvierra, de Cuneo. Il eut une fille, Anne-Marguerite, mariée à un de Monery de Caylus et un fils, Jean-Joseph (+1761). Ce dernier eut une seule fille, Anne-Victoire, qui, par acte du 12 septembre 1777 fit donation du fief paternel à son cousin Bernard de Caylus,donation approuvée par consentement royal du 16 avril 1779.

(1) Coaraze fut anciennement une dépendance de Lucéram, et, depuis la moitié du Xlllème siècle, fief des Chiabaudi. Le fief retourna à la Couronne en 1325 et les Marchesan en furent ensuite investis. Grâce des acquisitions de portions de juridictions et grâce aussi à d’autres portions obtenues en héritage, ce fief se trouva fractionné, par la suite, entre les familles Gandino, Chioattero, Cappello et Valperga. Par héritage des Chioaterro, les Valperga, avec approbation souveraine du 3o juin 1752, vendirent le fief à l’avocat piémontais François Novellis, qui obtint le 3o juin 1752, le titre de baron de Coaraze, titre que la famille Novellis possède encore de nos jours. Une portion des fiefs de Coaraze (partie des localités dites de Cairau Ferrion et Biggiarda) appartenant à Camille-Antoine Baruchi, furent acquises par le sénateur Jean-Fran çois De Orestis, le 8 octobre 1648 et érigés, un siècle plus tard, en fief noble le 2o novembre 1772, en faveur de son neveu le comte Jean-François.