« Ecartelé au I et au II parti de gueules et d’or; au II et III parti d’or et de sable, le second au lion couronné, le troisième à l’étoile, le tout de l’un dans l’autre »

Seigneur de la Turbie et Digne

Baron de Coaraze et Roccasparviera (Nice)

Seigneur de Roccasparviera (Cuneo)

Seigneur de Châteauneuf

Ancienne et puissante famille, dont un membre fut, en 1287, parmi les ôtages des plus notables familles de Provence, livrés après le traité d’Oloron au roi d’Aragon. Cette famille se trouve déjà feu dataire d’une portion de Digne au commencement du XIVème siècle.

Daniel Marchesan acquit en 1325 le fief de la Turbie, qu’il céda ensuite pour recevoir l’investiture des trois quarts du fief de Coaraze. Le même Daniel fut premier consul de Nice en 1326, 1330 et 1339. Son fils Pierre, par lettres patentes du 10 août 1364, obtint de la reine Jeanne le titre de baron sur les fiefs de Coaraze(1) et Roccasparviera (Nice). Il fut gouverneur de Villefranche, puis (1367) capitaine royal de la ville de Vintimille et de la vallée de Lantosque et premier consul de Nice en 1362, 1368 et 1403. Après le passage de Nice à la maison de Savoie, il fut de nouveau investi de ses fiefs en 1399. Mathieu Marchesan fut premier consul de Nice en 1373. Honoré, fils de Pierre, fut viguier de Sospel (1419), puis premier consul de Nice en 1424 et 1427 et en 1426 il fut chargé par les populations de Limone et de Briga de prêter pour elles serment de fidélité au duc de Savoie. Son fils Pierre-Antoine fut premier consul en 1469 et député de Nice auprès du duc Philibert II, pour le féliciter à l’occasion de son avènement au trône (1497). Mathieu, fils du précédent, fut premier consul en 1489 et 1493.

En 1625, un autre Mathieu Marchesan, divisa par testament, avec l’approbation du souverain, ses fiefs entre ses deux fils, André et Jules César : le premier, après avoir dissipé son patrimoine, vendit le fief de Coaraze en partie à la famille Barralis et en partie à la famille Chioattero, et mourut sans descendance.

Jules-César, de son mariage avec Lucrèce Ferrero, eut un fils, Maurice, qui épousa une Roccamaura et dont la fille Lucrèce, porta dans la famille Capello les fiefs et les titres de ses père et mère.

Jean-Baptiste Marchesan, cousin des précédents, obtint le 16 septembre 1670 l’investiture d’une portion du fief de Roccasparvierra, de Cuneo. Il eut une fille, Anne-Marguerite, mariée à un de Monery de Caylus et un fils, Jean-Joseph (+1761). Ce dernier eut une seule fille, Anne-Victoire, qui, par acte du 12 septembre 1777 fit donation du fief paternel à son cousin Bernard de Caylus,donation approuvée par consentement royal du 16 avril 1779.

(1) Coaraze fut anciennement une dépendance de Lucéram, et, depuis la moitié du Xlllème siècle, fief des Chiabaudi. Le fief retourna à la Couronne en 1325 et les Marchesan en furent ensuite investis. Grâce des acquisitions de portions de juridictions et grâce aussi à d’autres portions obtenues en héritage, ce fief se trouva fractionné, par la suite, entre les familles Gandino, Chioattero, Cappello et Valperga. Par héritage des Chioaterro, les Valperga, avec approbation souveraine du 3o juin 1752, vendirent le fief à l’avocat piémontais François Novellis, qui obtint le 3o juin 1752, le titre de baron de Coaraze, titre que la famille Novellis possède encore de nos jours. Une portion des fiefs de Coaraze (partie des localités dites de Cairau Ferrion et Biggiarda) appartenant à Camille-Antoine Baruchi, furent acquises par le sénateur Jean-Fran çois De Orestis, le 8 octobre 1648 et érigés, un siècle plus tard, en fief noble le 2o novembre 1772, en faveur de son neveu le comte Jean-François.

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