« d’azur, au pélican d’argent dans son nid, avec sa piété de gueules, surmonté par trois étoiles d’or ordonnées en chef »

Comte de Cessole(§)

Noble des comtes de Cessole

Marquis de Châteauneuf(*)

Noble des marquis de Châteauneuf et des comtes de Cessole(**)

Famille originaire de Barcelonnette, connue depuis le XVIè siècle à Nice où, jusqu’au milieu du XVIIIè siècle, elle exerça le commerce avec honneur.

Jean-Joseph, négociant, fut père d’Honoré-François, lequel, le 23 mai 1775, obtint des lettres de noblesse et, par patentes de même date, fut inféodé du lieu de Cessole (i) avec le titre de comte, fief dont il prit l’investiture régulière le 26 juin 1775. Du comte Honoré-François naquit le comte jean-joseph, qui épousa la demoiselle Rosalie Ripert, des marquis de Monclar. De ce mariage naquirent :

1- Le comte Hilarion (n. 1776 +1845), lequel fit ses études au collège Tolomei, de Sienne, où il prit son doctorat en droit (1795) et entra ensuite dans la magistrature. Deux ans après, cependant, il abandonnait la carrière qu’il avait entreprise et était nommé lieutenant d’artillerie. S’étant retiré à Nice après la bataille de Marengo, il y reprit ses études de jurisprudence et, à la Restauration, fut nommé premier officier au ministère des Finances et, tout de suite après, sénateur au Sénat Royal de Nice (1815). Par la suite, il géra le Consulat de la Mer, eut le titre de Président, et enfin (1835) fut nommé premier Président du Sénat de Nice, charge qu’il occupa jusqu’à sa mort. Comme chef du Conseil de Santé, il déploya beaucoup de zèle durant l’épidémie cholérique et reçut en récompense le grand cordon des SS. M. et L. (1835). Auteur appré­cié de travaux historiques et littéraires (2), fut membre correspondant de la Dépu­tation royale d’Histoire Nationale ;

2- Eugène (+1864) ; dans sa jeunesse, fut lieutenant au régiment de Suse, puis, entré dans les Ordres, devint successivement chanoine et abbé mitré de Saint-Pons ; il est le fondateur des Filles de la Providence, connues sous le nom de « Cessolines » ; ce fut un prêtre très éclairé et bienfaisant (*) ; Chevalier des SS. M. et L.

3° Sabine, mariée au comte Ignace Thaon de Pralungo ;

4° Julie, mariée au comte Frédéric Ricardi di Netro;

5° Joséphine (+1842), mariée en 1803 au comte Michel-Louis Brucco di Sordevolo (2).

Des fils du comte Hilarion (3), citons :

Charles, lequel, par assentiment royal en date du 9 septembre 1828, hérita de la marquise Delphine Peyre, sa tante, le titre de marquis de Châteauneuf, et Eugène. Ce dernier, docteur en droit, suivit la carrière paternelle, fut substitut du procureur général, puis sénateur au Sénat royal de Nice, et enfin conseiller de Cour d’appel jusqu’à l’annexion ; il était chevalier des SS. M. et L. (1857) et de la Légion d’Honneur.

De la génération présente, rappelons le noble Victor Spitalieri de Cessole, président du Club Alpin (section des Alpes-Maritimes), vice-président du Bureau de Bienfaisance de Nice, et auteur de nombreuses et très appréciées monogra­phies alpines (4).

État personnel actuel.(1912) – Ludovic Spitalieri, comte de Cessole.

Mère : Lucienne Thomas, veuve du comte Joseph Spitalieri de Cessole.

Tantes : Delphine, mariée à M. Franzosini.

2. Mathilde, dame de l’Ordre de Thérèse de Bavière.

(5) Cousines : Delphine-Eugènie, marquise de Châteauneuf, veuve du Chevalier Julien de Boisonneaux de Chevigny.

2. Giorgina.

(6) Autres cousins : Victor, président du Club Alpin de Nice.

2. Léonie, mariée au Chevalier Eugène Garin, des comtes de Cocconato.

(*) A l’occasion de sa mort, le général Marcelin d’Auvare en écrivit l’éloge: « Essai d’éloge de Dg. le chanoine Spitalieri de Cessole.»

(2) La vie de Joséphine Spitalieri Brucco di Sordevolo a été écrite par sa propre fille Eugénie, dame du Sacré-Coeur, dans un livre qui a pour titre : « Notice sur la comtesse Joséphine Brucco di Sordevolo, niée Spitalieri de Cessole, parfait modèle des mères chrétiennes. »

(3) Il avait épousé la demoiselle Peyre de Châteauneuf.

(4) Le Catalogue de la Bibliothèque de Nice enregistre plus de 40 de ces publications ; nous en omettons la nomenclature pour raisons de brièveté.

(§) Cessole, près Acqui, en Piémont, fut le fief des Scarampi, des Valperga et des Scaglia di Verrua. Ayant fait retour à la Couronne sarde, il fut acquis par Honoré-François Spitalieri.

(2) Il a publié une Notice sur la Turbie, monument des Trophées d’Auguste, et sur la voie Julia Augusta.

(*)(**) pour la descendance de Charles SPITALIERI seulement.

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