Archive for octobre 2010

Famille de BLACAS

de BLACAS

« d’argent à la comète de gueules à seize rais »

« d’argent à la comète de gueules posée en pal »

Seigneurs de CARROS

Seigneurs d’EZE(1350)

Seigneurs de CHATEAUNEUF (1425)


Cette famille se fait connaître à Nice en 1301 par un Pons, qui se trouve parmi les délégués niçois envoyés auprès du sénéchal de Provence pour défendre les intérêts de la ville. Laugier Blacas, seigneur de Carros, est vicaire de Nice en 1331 Raymond, premier consul de Nice en 1341 et en 1360, seigneur d’Eze en 1350; Ermelline est en 1397, mère abbesse du monastère de Saint-Etienne de Cortine.

En 1405 Pierre est un des syndics de Nice ; Raymond est premier consul en 1420. Pierre en 1425 prend possession d’une partie du fief de Châteauneuf, que ses enfants Jean-François, Antoine, Jeanne et Pierrette, vendirent le 4 octobre 1470 à la famille piémontaise Biglioni.

Voir au sujet de la branche des BLACAS d’AUPS le site très documenté de Gilles DUBOIS :

http://gillesdubois.blogspot.com/2005/10/nobiliaire-de-provence-blacas-carros.html

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Famille CAISSOTTI

CAISSOTTI


« d’or à l’aigle de sable, le vol abaissé, couronnée du champ et chargée en coeur d’un écusson coupé d’argent et de gueules ; au bras armé de fer au naturel, mouvant du flanc senestre, une massue d’argent à la main, en barre, brochant sur la partition »

 

Seigneur de Mas et Aiglun

Seigneur de Massoins et Tournefort

Comte de Rigaud

Comte de Roubion

Comte de Toudon,avec Ascros et Revest

Seigneur de Santa Vittoria

Comte de Santa Maria

Marquis de Verduno

Famille originaire de Tende, qui, dès le XVIème siècle, jouissait d’une grande notoriété et était déjà divisée en plusieurs bran­ches établies à Nice et en Piémont(1).


  1. Vincent Caissotti était premier Consul de Nice en 1588 ; celui-ci, avec son frère Barthélemy, avait été investi d’une partie du fief de Mas et d’Aiglun (2), le 29 novembre 1584, par suite d’achat fait aux Malopera. Le même Vincent Caissotti fut capitaine-général de Sospel pendant onze ans (1594-1605) et mourut titulaire de cette charge honorifique. Il avait épousé (1590) Philippe de Grasse de Cabris, fille d’Honoré de Grasse et de Lucrèce de Renaud. Son fils Annibal (+1625) n’eut pas d’héritiers et ses fiefs passèrent à sa soeur Mathilde, épouse de Jean-Ludovic Fabri.

II- L’avocat François Caissotti, préfet de Nice (1603), avec le titre de séna­teur et de conseiller d’État, fut investi des fiefs de Massoins, Tournefort et Rigaud (ce dernier avec le titre de comte), le 29 novembre 1622 ; ces fiefs retournèrent à la Couronne après la révision de 1720. L’avocat Jean-Paul (fils de François), lui aussi préfet de Nice, puis conseiller d’État et enfin sénateur du Sénat de Piémont (1627), épousa Béatrix Badat, héritière du fief de Roubion et fut investi dudit fief, avec le titre de comte, le 25 août 1684. De ses descen­dants nous citerons :


– Marcel-François, premier consul de Nice en 1699 ;

– Pierre, premier consul en 1727 ;

– un autre Marcel-François, premier consul en 1737 et héritier du nom et des titres des Galleani, comtes de Toudon, avec Ascros et Revest (1752). Mais il convient surtout de rappeler, dans cette branche, le comte Antoine-François et le comte Agapit.


Antoine-François (°1700 +1774) suivit la carrière diplomatique et fut successivement chargé des légations de Francfort, Naples et Madrid. En 1747, se trouvant à Nice, grâce à son courage et à son tact, en se rendant seul comme parlementaire auprès du duc de Belle-Isle, il réussit à sauver sa ville natale du pillage. Il fut ensuite nommé ministre d’État, vice-roi de Sardaigne (1775) et enfin Grand Croix de l’Ordre des Saints Maurice & Lazare.


Agapit (°1780 +1852), entré dans la vie publique sous le Premier Empire, fut conseiller municipal de Nice (1807), et fit partie de la députation niçoise qui se rendit à Paris à l’occasion du baptême du Roi de Rome (1812).

Il fut ensuite nommé adjoint au Maire (1812) et, l’année d’après, Maire de Nice, charge qu’il occupa jusqu’à la Restauration. Au retour des Souverains de Savoie, il fut nommé, par le Roi Charles-Félix, gentilhomme de sa chambre et vice-président de la Chambre d’agriculture et commerce de Nice (1825), après avoir été, sous le règne précédent, deux fois 1er Consul de Nice (1818 et 1819). Le Roi Charles-Albert lui décerna le titre de Conseiller d’État extraordinaire (1831), et, quelques années après, le nomma Commandeur de l’Ordre des Saints Maurice & Lazare (1835) et chef du Conseil de la Réforme des Etudes dans le Comté de Nice. Le comte Agapit fut, en outre, membre de la Congrégation de Charité et du Conseil Provincial, qu’il présida dans les Congrès divisionnaires de 1843 et 1845.


III. Une branche de la famille Caissotti, qui avait vécu dans l’obscurité jusqu’au XVIIème siècle, devait tout à coup acquérir une enviable notoriété pour s’éteindre ensuite, très rapidement, au courant du siècle dernier. Cette branche reconnaissait comme chef l’avocat Charles Caissotti, qui épousa, vers la fin du XVIIème siècle, Marie-Madeleine Bagnol. Leur fils Charles-Louis (°1694 +1779) après avoir pris son doctorat en droit, se distingua à un tel point dans l’exercice de la profession d’avocat, qu’à l’âge d’à peine 26 ans, il fut nommé substitut du procureur général près la Chambre des Comptes de Turin (1720) (3).


Chargé d’un travail relatif au Concordat, que le Piémont était alors en train de négocier avec la Curie romaine, il acquit de ce fait une telle renommée que le Roi Victor-Amédée le nomma procureur général (1723) et ensuite pre­mier président du Sénat de Piémont (1730), peu de jours avant son abdication. Le Roi voulut même que Caissotti fût le compilateur de l’acte écrit par lequel il renonçait au trône. Le président Caissotti avait été investi d’une portion du fief de Santa Vittoria, près d’Asti, le 3 août 1730, et il reçut ensuite le titre de comte de Santa Maria (8 janvier 1734) et de marquis de Verduno (18 juillet 1739) Les mérites qu’il avait acquis sous Victor-Amédée II, par la révision et la réimpression des Constitutions Royales (1729) et par la mise en ordre des Statuts de la nouvelle Université, ne furent pas méconnus par le Roi Charles­Emmanuel III qui conféra à Caissotti le grade de ministre d’Etat (1750), le nommant en outre notaire de la Couronne (1767) et enfin Grand Chancelier (1768) (4).

Son fils unique, le marquis Charles-Joseph-Casimir, mourut sans héritiers en 1799, en laissant son important patrimoine aux deux hôpitaux de la Charité et de Saint-Jean, à Turin.



Etai personnel actuel de la branche de Roubion.

– Delphine Caissotti, comtesse de Rou­bion,

1. Avec François, des marquis de Constantin de Châteauneuf

Marié avec sa cousine germaine, Delphine Caissotti de Roubion, née en 1840, fille du comte Agapit et de Paolina Ricci d’Andon ; celle-ci se remaria avec Léonard Rozy, et est décédée, en 1922, à Annot (Alpes de Haute-Provence) ; elle était la dernière représentante de cette illustre famille.


(1) Des Caissotti de Piémont, encore florissants, nous n’avons pas à parler ici, car on ne peut à aucun titre les considérer comme appartenant à la noblesse niçoise.

(2) Les fiefs de Mas et d’Aiglun appartinrent d’abord aux de Grasse, puis aux Malopera, qui les cédèrent aux Caissotti ; ils passèrent à la France par le traité de 1760.

(3) Pendant cette première partie de sa carrière, le substitut Caissotti, à cause de l’exiguité de ses ressources, vivait dans une chambrette, au dernier étage d’une humble maison de la rue Stampatori, à Turin. Il veillait là très tard dans la nuit pour travailler et étudier. On raconte que Victor-Amédée II, qui avait coutume de se promener la nuit par la ville, sous un costume d’emprunt, avait à plusieurs reprises remarqué cette lumière brûlant fort tard dans la nuit ; et un soir, comme il se trouvait avec le comte Tana, il voulut savoir quel était le veilleur obstiné de cette modeste chambre. C’est ainsi que le Roi, sous un prétexte quelconque, se présenta dans la maison du jeune substitut du procureur général et eut occasion d’en connaître le tempérament exceptionnel de travailleur et d’homme d’étude, d’où lui vint plus tard la fortune.

(4) Carutti (Storia del Regtto di Carlo Entattuele 111, vol. 11, pag. 39) décrit de la façon suivante les qualités du président Caissotti :

« Il avait un esprit net, une conception prompte, une mémoire fidèle et une facilité merveilleuse de s’assimiler les idées des autres, en le recouvrant d’un vernis qui lui était propre ; non qu’il étudiât beaucoup, mais il avait une connaissance très vaste des lois. On lui reconnais­sait une certaine versatilité dans l’esprit et aussi une courtisanerie excessive, unie à un grand orgueil d’homme nouveau, désireux de faire oublier l’humilité de son origine ; il fut, en somme, plutôt savant en droit que véritable jurisconsulte ».


Source: J. de ORESTIS DI CASTELNUOVO, « La Noblesse niçoise »,LAFFITTE REPRINTS,1912











 

 

ALZIARY de MALAUSSENA

ALZIARY de MALAUSSENA


Comte de Malaussena

« de gueules à la tour d’or, surmontée d’une aigle couronnée de sable ».

Famille originaire de Roquesteron.

Claude Alziary, notaire, fut père de Jean (+1734), investi du fief de Malaussena(1) avec le titre de comte, le 26 octobre 1723. Depuis lors, cette famille a donné au pays une pléiade de soldats valeureux, dont la série s’ouvre par les frères Louis, lieutenant-colonel d’infanterie et Jean-François (+ 1783), capitaine du régiment de Nice et s’affirme avec les fils de ce dernier (2), c’est-à-dire :

1- Le comte Joseph qui, en qualité de capitaine du génie, prend une part active aux campagnes des Alpes (1792-1796), et, après la Restauration, reprend du service dans le corps du génie et y atteint le grade de lieutenant-général (1838), après avoir été nommé membre du Conseil du génie (1828) et conseiller d’Etat ordinaire (1831) : il fut le seul de sa génération à avoir une descendance.

2- François, qui en qualité de lieutenant du génie a combattu avec son frère dans les Alpes, et, capitaine du corps du génie après la Restauration (3), a atteint ensuite le grade de colonel ;

3- Les frères du précédent, Louis, Célestin et Désiré, tous trois capitaines dans l’armée royale sarde.

Des fils du général comte Joseph (4) :

1- Clément (+1841), fut capitaine dans la brigade Piémont (1836) et chevalier des Saints Maurice & Lazare. ;

2- Jean-Albert (+1849) atteignit dans la Marine Royale Sarde le grade de capitaine de frégate et fut décoré des croix de chevalier des Saints Maurice & Lazare et de St-Stanislas de Russie.

Parmi les fils du comte Clément, méritent enfin d’être signalés:

1- Gustave (°1833-+1866), officier dans la Marine Royale Sarde et puis dans celle du nouveau Royaume d’Italie. Etant lieutenant de vaisseau, il obtint la médaille d’argent à la valeur militaire dans la campagne de 1860-61 ; il fut pendant plusieurs années, officier d’ordonnance de S.A.R. le duc de Montferrat et décoré des croix de chevalier des Saints Maurice & Lazare;

du Médjédié Ottoman et d’Officier du Nicham­Iftikar de Tunisie. Promu à 33 ans, capitaine de frégate, il eut pendant la guerre de 1866, le commandement en second du navire amiral Re d’Italia, sur lequel il mourut, à Lissa, en combattant courageusement, méritant ainsi une seconde médaille d’argent à la valeur militaire (5)

2- François (°1838 +1905), Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur de plusieurs Ordre étrangers, conseiller de Préfecture en France, puis, pendant de longues années, Maire de Nice : il fut le premier Maire de Nice « annexée » à la France ; il a, en outre, bien mérité de sa ville natale par les legs importants qu’il a institués en mourant en faveur de plusieurs oeuvres de bienfaisance.

(1)Le fief de Malaussena, dans la vallée de Massoins, a été, depuis le XVe siècle, la propriété des Grimaldi puis, au commencement du XVlIe siècle, il est passé aux Badat et en 1722 il a été réuni à la Couronne sarde, de laquelle les Alziary l’ont acquis.

(2) Il avait épousé Anne , des Comtes Corporandi d’Auvare, fille du préfet André Corporandi et d’une d’Amici de Verraillon.

Comme capitaine du génie, il représenta le gouvernement sarde à la délimitation de la frontière du Var, entre la France et la Sardaigne (1814).

(4) Il avait épousé: Appollonie Corvesi des comtes de Gorbio.

(5) En souvenir de sa mort glorieuse on avait donné le nom de Malaussena à un petit navire de la marine royale italienne, navire qui, à cause de sa vétusté, a été rayé des rôles il y a à peine cinq ou six ans. (1906)

Etat personnel actuel. (1912)

– François (6) Alziary comte de Malaussena, sous-chef de l’Exploi­tation des Chemins de fer Algériens de l’Etat, réseau Est-Algérien. A épousé Marie, des comtes Massimino Ceva di San Michele,

Fils : Comte Albert, ingénieur des Arts et Manufactures, époux de Jeanne Aillaud de Brisis.

Fils: 1- Paule.

2- Jean.

3- Marie-Madeleine.

Cousine : Delphine, fille de feu le comte Clément et de feue la comtesse Fortunée Rossi­ Tonduti de Peillon, veuve du baron Adolphe Durante.

(6) Fils du capitaine de frégate Jean-Albert et de Pauline des barons Héraud de Châteauneuf)

Source: J. de ORESTIS DI CATELNUOVO, « La Noblesse niçoise », LAFFITTE REPRINTS (1912)

GARIN de COCCONATO

GARIN de COCCONATO

Comte de Cocconato


« écartelé: au I et au IV,de gueules au chevron d’or, accompagné en chef par deux étoiles d’argent et en pointe par une rose du même, tigée et feuillée de sinople qui est GARIN et au II & au III, d’or au figuier arraché de sinople au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent qui est FIGHIERA »


Famille connue dès le XVIIème siècle par un capi­taine Pierre Garin (1636). Cette famille se signala dans les études juridiques et dans la magistrature, et, en dernier lieu, aussi dans les armes. Des descendants de Pierre Garin, rappelons : Barthelemy, avocat (1654) ; Ludovic, avocat lui aussi (1687) ; Charles, docteur en droit, qui fut premier Consul de Nice en 1752 et obtint le 27 mars 1775 l’inféodation avec le titre de comte d’une portion du fief de Cocconato (1). Raymond, neveu du précédent, fit partie du premier Conseil communal formé après la Restauration, et fut par trois fois (en 1815, 1821 et 1822) premier Consul de Nice. Son frère, Honoré, docteur en droit, suivit la carrière de la magistrature et remplit pendant plusieurs années la charge de juge du Consulat de la mer à Nice.

Des fils de Raymond (2), nous rappellerons :

 

1- Urbain, (° 25 Mai 1813 + 6 Septembre 1877 à Lucca, Italie) qui fut pendant plusieurs années conseiller municipal de Nice .(Voir à son sujet l’article très documenté de M. Jean Paul POTRON ici:)

http://peintres.nicehistorique.org/pge/pge_biographie.php?rubrique=biographies&id=8

 

2- Albert-Théophile (°1826 +1881), la plus grande illustration de la famille.

Celui-ci, entré â l’âge de 11 ans à peine à la Royale Académie Militaire de Turin, en sortit sous-lieutenant (1845) dans la brigade des grenadiers gardes. Il fit la campagne de 1848 ; promu lieutenant, il prit part à la campagne de 1849, et, après la guerre, fut nommé capitaine. Avec le 2ème régiment de grenadiers, il fit la campagne de 1859 et, à la bataille de San Martino, fut grièvement blessé et mérita une médaille d’argent à la valeur militaire. Promu major, il conquit à la tête d’un bataillon du 2ème grenadiers, une seconde médaille d’argent à la prise de Perugia (186o) et la croix de Chevalier de l’Ordre Militaire de Savoie au combat de Mola di Gaeta (186o). Nommé lieutenant-colonel, il fut pendant quelque temps à la disposition du Grand Commandement général, dans la lutte pour la répression du brigandage.

Il eut ensuite le commandement du 19ème régiment d’infanterie et, peu de mois après, âgé à peine de 37 ans, il fut nommé colonel. Pendant la campagne de 1866, Garin se trouva avec son régiment à la bataille de Custoza ; et pour s’être signalé à l’attaque de Santa Lucia del Tione, il fut décoré de la croix d’Officier de l’Ordre Militaire de Savoie. A la prise de Rome (1870), Garin, toujours à la tête du 19ème régiment, mérita une très haute distinction militaire : la croix de Commandeur de l’Ordre Militaire de Savoie. En 1872, Albert Garin fut promu major général et, au printemps de 1881, il fut affecté au commandement de la division de Bari, qu’il conserva, lorsque, cinq mois après, il fut nommé lieute­nant-général. Outre les décorations à la valeur militaire dont nous avons déjà parlé, le général Garin était décoré de la médaille française commémorative de la campagne de 1859, de la médaille commémorative pour les campagnes de l’Indé­pendance Italienne et des croix de Commandeur des Saints Maurice & Lazare et de Grand Officier de la Couronne Italienne.

Le fils du comte Urbain fut le comte Raymond-Edwin (+1898). Lui aussi, comme son oncle, fut officier dans les grenadiers de l’Armée royale italienne, blessé grièvement à Custozza (1866) (1) et décoré à cette occasion de la médaille d’argent à la valeur militaire. Retiré du service, il fut pendant de longues années syndic de Caraglio (3), en Piémont, et membre très actif et très bien­faisant de diverses oeuvres pies à Nice. Sa veuve, la comtesse Clémentine Garin, née Righini di Sant’Albino, continue maintenant à ces oeuvres sa protection éclairée et sa bienfaisante munificence.

Honoré Garin, docteur en droit, plus haut nommé, a eu pour descendants :

  1. Charles Félix, avocat, qui suivit la carrière de la magistrature et remplit succes­sivement les emplois d’adjoint à la préfecture de Nice, de juge au tribunal de première instance d’Oneille ; puis, jusqu’à l’annexion, de juge au tribunal pro­vincial de Nice.

  2. Wenceslas, avocat lui aussi, fut pendant plusieurs années et jusqu’à l’annexion, conseiller de préfecture à Nice et décoré de la Croix des Saints Maurice & Lazare. Parmi les fils du chevalier. Charles-Félix (3), rappelons enfin le chevalier Eugène Garin de Cocconato, actuellement (1912) vivant et consul du Portugal à Nice.

 

Etat personnel actuel : Edouard-Urbain-Henri Garin comte de Cocconato, a épousé Félicité del Balzo, des ducs de Presenzano.

Frère et soeur :

1. Raymond.

2. Mary.

Mère: Georgine ANKETELL-JONES, Vve Frédéric GARIN de COCCONATO

Tante: Clémentine RIGHINI des Comtes de SANT’ALBINO, Vve Raymond-Edwin GARIN de COCCONATO

Cousins(1): 1- Rodolphe x Rosalie de SALINO (Comtes)

2- Eugène x Léonie SPITALIERI de CESSOLE (Comtes)

Filles: 1- Henriette x Comte Raoul de CHEVRON de VILLETTE

2- Germaine


(1) Dans cette branche s’est éteinte la famille FIGHIERA , baron de CHATEAUNEUF

(Armes en début d’article)

 

(1) Le projectile dont fut frappé le comte Raymond Garin n’a jamais pu être extrait dé la blessure, ce qui causa à la santé de l’excellent homme de sérieux dommages et finit par être cause de sa mort.

(2) A Caraglio, le comte Garin possédait (et c’est sa veuve qui la possède maintenant) une belle propriété avec une splendide maison de campagne.

(3) Il avait épousé la demoiselle Henriette Verani-Masin, des barons de Châteauneuf.


­

(1) Cocconato, dans la province d’Alexandrie (Piémont), fief démembré entre une cinquantaine de familles piémontaises. Les Garin furent les seuls Niçois qui eurent l’investiture d’une portion de ce fief.

(2) Il avait épousé Joséphine Brignone, des comtes di Costigliole (°1790 +1844), d’une famille piémontaise maintenant éteinte.

Source: J. de ORESTIS DI CASTELNUOVO, « La Noblsse niçoise », LAFFITTE REPRINTS,1912

CORPORANDI d’AUVARE

CORPORANDI d’AUVARE


« Coupé, dans le premier, d’azur à trois étoiles (8) d’argent ordonnées en fasce ; dans le second, de gueules à deux cors de chasse adossés, les embouchures passées en sautoir. »


Baron d’Auvare.

Seigneur de la Croix


Louis Corporandi, notable de la Croix, acquit (1705) des Grimaldi le fief d’Auvare et en fut investi dans la Chambre des Comptes de Provence, le 20 mai 1706. Son fils André, préfet de Barcelonnette (1738) épousa une demoiselle d’Amicis de Verraillon et en eut de nombreux enfants,(2)parmi lesquels nous rappellerons :

1° Joseph-Claude, qui reçut en don de son père le fief d’Auvare (1740) et, avec l’assentiment du Roi de Sardaigne, acquit le 3 juin 1773, du marquis Villeneuve de Beauregard, la moitié du fief de la Croix. Il mourut sans héritiers.

2° Pierre-François succéda à son frère aîné dans la possession des fiefs de famille et obtint le titre de baron sur le fief d’Auvare par patentes royales du 7 juin 1774. – Nous parlerons plus loin de sa descen­dance.

3° Gaspard, le personnage le plus illustre de la famille au XVIIIème siècle.

Gaspard d’Auvare (°1722 +1804) après s’être dédié avec succès aux études mathématiques, entra comme volontaire (1745) dans le corps du génie de l’Armée française (3) et prit part à la guerre de la succession d’Autriche, où il assista au combat de Bassignana et aux sièges de Tortone, Alexandrie, Valence et Casal ; à ce dernier siège, il reçut une très grave blessure. Il avait été, entre temps, nommé sous-lieutenant et lieutenant au régiment d’Aquitaine

et, après la guerre, il fut versé dans le corps des ingénieurs (1750) où il attei­gnit quelques années après le grade de capitaine (1754). Depuis cette époque jusqu’au 9 mars 1788, date de sa nomination au grade de maréchal de camp, nous ne le suivrons pas dans tous les grades qu’il parcourut, mais nous le retrouverons au camp de Beaucaire, où sa conduite lui mérita les bienfaits du gouvernement ; en Westphalie et sur le Rhin, où il se couvrit de gloire ; à l’île d’Oleron, menacée par les Anglais ; dans le Kessel et sur le Main et enfin dans les campagnes corses, où il sut montrer beaucoup de talent, d’intelligence et de courage. Il avait reçu la croix de Saint-Louis dès l’année 1770. Aux débuts de la Révolution, le général d’Auvare jouissait à Entrevaux d’un repos bien gagné, lorsqu’il fut, par décret du gouvernement révolutionnaire, nommé général de division et mis à la tête de la division des Pyrénées-Orientales. Il se trouva ainsi, à soixante-dix-ans, engagé dans la campagne contre les Espa­gnols. Ceux-ci ayant renoncé à attaquer, il retourna à son village natal de la Croix et y vécut jusqu’à sa mort, confirmé dans son grade par Napoléon Ier. Pour honorer de façon durable la mémoire du général d’Auvare, le gouvernement français a donné son nom à la caserne de Riquier, à Nice.

Le baron Pierre-François d’Auvare eut trois enfants qui suivirent tous trois la carrière des armes :

 

– Paul, qui atteignit le grade de lieutenant-colonel dans l’Armée royale sarde;

– Auguste, capitaine dans l’armée napoléonienne et

– Joseph-Félix, le plus illustre des trois frères.

 

Joseph-Félix d’Auvare (°1763 +1846) fut nommé à vingt ans sous-lieu­tenant au Régiment de Nice. Capitaine, durant la guerre des Alpes, il se signala aux combats de Raous, de la Tour, d’Utelle et de Saint-Véran ; après avoir momentanément quitté le service, lors de l’occupation française, il fut à la Restauration promu major et, peu de temps après, lieutenant-colonel (1817) et enfin colonel (1821). C’est avec ce grade qu’il commanda la place de San-Remo, puis, pendant plusieurs années, celle de Savone. Il avait été décoré des Croix des Saints Maurice & Lazare et de l’Ordre Militaire de Savoie. Au moment de sa mise à la retraite, il fut promu au grade de major général. Il a laissé de précieux manus­crits sur les campagnes auxquelles il a pris part. Ses trois fils, Marcelin, Phi­lippe-Auguste et Alexandre, ont accru tous trois le lustre et le renom de leur famille.

 

Le baron Marcelin (°1795 +188o) a parcouru la carrière militaire dans l’arme des carabiniers royaux sardes jusqu’au grade de lieutenant-colonel ; promu colonel dans l’infanterie, il commanda pendant plusieurs années le 4ème régiment de cette arme et fut mis à la retraite (1848) avec le grade de major général ; il était chevalier des Saints Maurice & Lazare .

 

Philippe-Auguste (°18o6 +1889), élève de l’Ecole Royale de Marine à l’âge de dix ans, était déjà, à dix-sept ans, sous-lieutenant de vaisseau, grade avec lequel il rit part à la campagne de Tripoli en Septembre 1825.

Comme capitaine de vaisseau, il fit la campagne de 1848 (2) dans l’Adriatique et au mois de mai de l’année suivante il fut promu contre-amiral et nommé commandant du 1er département maritime. En 185o, il fut chargé provisoire­ment du commandement général de la marine royale, dont le titulaire était alors le prince de Carignan, Eugène de Savoie.

Cavour, premier ministre de la Marine du Royaume de Sardaigne, appréciant l’intelligence, l’énergie et le caractère d’élite de l’amiral d’Auvare(3) le nomma définitivement commandant général de la marine, le 14 janvier 1851. Lorsque Cavour abandonna le porte­feuille de la Marine, l’amiral d’Auvare se retira du service et eut la Croix de Commandeur des Saints Maurice & Lazare (1852). Pendant la guerre de 1859, l’amiral d’Auvare fut rappelé par la confiance de Cavour et nommé une fois encore comman­dant général de la marine ; quatre mois après, la guerre étant terminée, il fut de nouveau mis en congé. Il eut plus tard le grade de vice-amiral et la Grand’Croix des Saints Maurice & Lazare.

 

Alexandre (°1809 +1888). Entré à douze ans à l’Académie Royale militaire à Turin, il était, à 17 ans, lieutenant d’artillerie. Major en 1847, il prit part, avec ce grade, à la campagne de 1848 et à celle de 1849, et mérita, pour cette dernière, une médaille d’argent à la valeur militaire. Il suivit ensuite la campagne de 1859 avec le grade de colonel, fut promu major-général l’année suivante (1860) et finalement lieutenant-général en 1862. En cette qualité, il fit partie pendant de longues années du Comité d’artillerie et fut mis à la retraite à la fin de l’année 1870. Il était Grand Officier des Saints Maurice & Lazare et Grand’Croix de la Couronne Italienne : il fut intime ami du comte de Cavour (4). De ces trois frères, un seul, le baron Marcelin, eut des héritiers : son fils aîné, le baron Louis, brillant officier de cavalerie dans l’Armée italienne, prit part aux campagnes de 1866 et 1870 et puis se retira avec le grade de capitaine. Il mourut sans enfants.

Le fils puîné est le baron Alexandre (°1845), qui a fait toute sa carrière dans l’artillerie. Il fut aide de camp effectif du roi Humbert et, comme colonel, après avoir commandé pendant plusieurs années le 4ème régiment d’artillerie, il fut appelé aux importantes fonctions de com­mandant en second de l’Ecole d’application de l’artillerie et du génie : il remplissait encore cette charge lorsqu’il se retira volontairement du service. Il est maintenant (1912) major-général de la réserve de l’Armée Royale Italienne, décoré des médailles commémoratives pour les campagnes de 1866 et 1870 et de la croix d’or pour ancienneté de services, Officier des Saints Maurice & Lazare, Commandeur de la Couronne Italienne, de la Couronne de Prusse, de la Couronne des Wendes de Mecklembourg et de Sainte-Anne de Russie, président de la Société italienne de bienfaisance à Nice.

 

Etat personnel actuel(1912)

 

– Alexandre Corporandi, baron d’Auvare et seigneur de la Croix, major-général dans l’Armée Royale Italienne; a épousé Polyxène Cacherano d’Osasco, des comtes de Rocca d’Arazzo et de Cantarana+

Fils :

1. Baron Marcelin, lieutenant de cavalerie dans l’Armée Royale Italienne.

2. Angélique.

3. Clotilde.

 

Sœurs :

1. Euphrasie, veuve du baron Aimé Héraud de Châteauneuf.

2. Antoinette, a épousé le baron Charles Galleani de St-Ambroise, contre-­amiral dans la Marine Royale Italienne.

 

 

 

 

 

  1. Cette expédition, très honorable pour la petite marine sarde, est peu connue. En 1825 le bey de Tripoli, interprétant arbitrairement une clause des traités, existant entre la Régence et le royaume de Sardaigne, émit des prétentions téméraires que le gouvernement sarde repoussa formellement : en suite de quoi le Bey déclara le guerre. Le gouvernement sarde expédia immédiatement à Tripoli une escadre de deux frégates, une corvette et un brigantin, au commandement du contre-amiral Sivori.

L’escadre arriva devant Tripoli le 25 septembre. Comme on ne pouvait, à cause du mauvais temps, s’approcher du rivage à portée de canon, l’amiral sarde décida de faire une attaque à l’abordage contre les navires tripolitains ancrés dans le port, Dans la nuit du 26 au 27 septembre trois escadrilles de lances armées réussirent à pénétrer dans le port et,, après un vif combat, elles s’emparèrent des navires ennemis et y mirent le feu, se retirant ensuite à bord de l’escadre, Le lendemain matin, pendant que les Sardes, s’étant approchés du rivage, s’apprêtaient à bombarder la ville, le Bey, subitement assagi, demanda la paix et accorda toutes les satisfactions qui lui furent demandées.

(2) Il commandait la frégate « Des Geneys. En mars 1849, quand arriva l’ordre qui rappelait l’escadre à Gênes, les équipages se mutinèrent. d’Auvare, dans cette occasion, fit preuve d’une grande énergie : il rassembla son équipage et réussit à le ramener à l’obéissance en le menaçant, si la sédition continuait, de mettre le feu à la Sainte-Barbe et de faire sauter sa frégate.

(3) De l’estime que le comte de Cavour professa pour l’amiral d’Auvare font foi beaucoup de lettres publiées par M. Chiala (L. Chiala ; Lettere di Cavour) et notamment les lettres MCCLXXXIV, MCCXCVI et MCCC, toutes dans le volume V.

(4) Dans une de ses lettres, le comte de Cavour appelle le général Alexandre d’Auvare, « un de mes plus intimes et anciens amis.»

(2) Parmi les femmes, est digne de mention : Anna (n. 1735 – i 1836) qui épousa le comte jean­François Alziary de Malaussena.

(3) II n’est peut-être pas inutile de rappeler ici qu’aussi bien Auvare que La Croix ne firent partie du Royaume de Sardaigne qu’après le traité de 1860, par conséquent, jusqu’à ce moment, les Corporandi furent sujets français.

 

ROSSI de CASTELNUOVO

ROSSI

 

« d’azur au lion d’or lampassé de gueules et couronné à l’antique adextré par une étoile d’or »

Comte de Peillon,

Seigneur de Castelnuovo

Ancienne famille connue depuis le XIVème siècle. Les deux frères Barthélemy l’aîné et Barthélemy le cadet (fils d’Antoine Rossi) furent investis le 3 mars 1592 d’une partie du fief de Castelnuovo qu’ils avaient acquis de la famille Masin. Barthélemy le cadet, de son mariage avec Bartho­lomée Peyre n’eut pas de descendance. Barthélemy l’aîné se maria deux fois de son premier mariage (1561) avec Devote Milonis, naquirent Jean, Honoré et Jules ; du second mariage avec Antonia Peyre naquirent Antoine et Etienne. Jean, docteur endroit (1609), fut moine de Saint-Pons ; Honoré, frère capucin ; Jules épousa Jeannette Cotto et en eut seulement une fille, Françoise, mariée (1637) à l’avocat Jean-François De Orestis; Etienne mourut célibataire; Antoine épousa (1610) Françoise, fille de Jean-Jacques Masin et c’est de lui que descen­dirent, entr’autres, Gaspard, qui fut premier consul de Nice en 1651, et Mar­guerite, mariée à François Rocchioni.Dans la première moitié du XVIII » » siècle, Just Rossi épousa Camille Tonduti de l’Escarène et leur fils Antoine (+1785) hérita de Joseph Tonduti, frère de Camille, une portion du fief de Peillon dont le susdit Antoine obtint d’être investi avec le titre de comte, le 9 mai 1778. Son fils, le comte Jean­-Baptiste épousa Elisabeth Ribotti, des comtes de Valdeblore (n. 1771).De ce mariage naquirent trois fils : Gaëtan, Antoine (+1844) et Laurent +1852). Laurent mourut célibataire. Gaëtan eut seulement une fille Fortunée (+1885) qui épousa le comte Clément Alziary de Malausséna. Antoine eut lui aussi une fille unique Elisabeth (+1904) qui fut la dernière représente de cette noble famille et qui se maria au comte Auguste Avet.

Famille éteinte.