ALZIARY de MALAUSSENA


Comte de Malaussena

« de gueules à la tour d’or, surmontée d’une aigle couronnée de sable ».

Famille originaire de Roquesteron.

Claude Alziary, notaire, fut père de Jean (+1734), investi du fief de Malaussena(1) avec le titre de comte, le 26 octobre 1723. Depuis lors, cette famille a donné au pays une pléiade de soldats valeureux, dont la série s’ouvre par les frères Louis, lieutenant-colonel d’infanterie et Jean-François (+ 1783), capitaine du régiment de Nice et s’affirme avec les fils de ce dernier (2), c’est-à-dire :

1- Le comte Joseph qui, en qualité de capitaine du génie, prend une part active aux campagnes des Alpes (1792-1796), et, après la Restauration, reprend du service dans le corps du génie et y atteint le grade de lieutenant-général (1838), après avoir été nommé membre du Conseil du génie (1828) et conseiller d’Etat ordinaire (1831) : il fut le seul de sa génération à avoir une descendance.

2- François, qui en qualité de lieutenant du génie a combattu avec son frère dans les Alpes, et, capitaine du corps du génie après la Restauration (3), a atteint ensuite le grade de colonel ;

3- Les frères du précédent, Louis, Célestin et Désiré, tous trois capitaines dans l’armée royale sarde.

Des fils du général comte Joseph (4) :

1- Clément (+1841), fut capitaine dans la brigade Piémont (1836) et chevalier des Saints Maurice & Lazare. ;

2- Jean-Albert (+1849) atteignit dans la Marine Royale Sarde le grade de capitaine de frégate et fut décoré des croix de chevalier des Saints Maurice & Lazare et de St-Stanislas de Russie.

Parmi les fils du comte Clément, méritent enfin d’être signalés:

1- Gustave (°1833-+1866), officier dans la Marine Royale Sarde et puis dans celle du nouveau Royaume d’Italie. Etant lieutenant de vaisseau, il obtint la médaille d’argent à la valeur militaire dans la campagne de 1860-61 ; il fut pendant plusieurs années, officier d’ordonnance de S.A.R. le duc de Montferrat et décoré des croix de chevalier des Saints Maurice & Lazare;

du Médjédié Ottoman et d’Officier du Nicham­Iftikar de Tunisie. Promu à 33 ans, capitaine de frégate, il eut pendant la guerre de 1866, le commandement en second du navire amiral Re d’Italia, sur lequel il mourut, à Lissa, en combattant courageusement, méritant ainsi une seconde médaille d’argent à la valeur militaire (5)

2- François (°1838 +1905), Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur de plusieurs Ordre étrangers, conseiller de Préfecture en France, puis, pendant de longues années, Maire de Nice : il fut le premier Maire de Nice « annexée » à la France ; il a, en outre, bien mérité de sa ville natale par les legs importants qu’il a institués en mourant en faveur de plusieurs oeuvres de bienfaisance.

(1)Le fief de Malaussena, dans la vallée de Massoins, a été, depuis le XVe siècle, la propriété des Grimaldi puis, au commencement du XVlIe siècle, il est passé aux Badat et en 1722 il a été réuni à la Couronne sarde, de laquelle les Alziary l’ont acquis.

(2) Il avait épousé Anne , des Comtes Corporandi d’Auvare, fille du préfet André Corporandi et d’une d’Amici de Verraillon.

Comme capitaine du génie, il représenta le gouvernement sarde à la délimitation de la frontière du Var, entre la France et la Sardaigne (1814).

(4) Il avait épousé: Appollonie Corvesi des comtes de Gorbio.

(5) En souvenir de sa mort glorieuse on avait donné le nom de Malaussena à un petit navire de la marine royale italienne, navire qui, à cause de sa vétusté, a été rayé des rôles il y a à peine cinq ou six ans. (1906)

Etat personnel actuel. (1912)

– François (6) Alziary comte de Malaussena, sous-chef de l’Exploi­tation des Chemins de fer Algériens de l’Etat, réseau Est-Algérien. A épousé Marie, des comtes Massimino Ceva di San Michele,

Fils : Comte Albert, ingénieur des Arts et Manufactures, époux de Jeanne Aillaud de Brisis.

Fils: 1- Paule.

2- Jean.

3- Marie-Madeleine.

Cousine : Delphine, fille de feu le comte Clément et de feue la comtesse Fortunée Rossi­ Tonduti de Peillon, veuve du baron Adolphe Durante.

(6) Fils du capitaine de frégate Jean-Albert et de Pauline des barons Héraud de Châteauneuf)

Source: J. de ORESTIS DI CATELNUOVO, « La Noblesse niçoise », LAFFITTE REPRINTS (1912)

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